Vivre l’Aïd auprès de notre famille turque

Vivre l’Aïd auprès de notre famille turque

Dimanche matin, nous partons pour Sızır retrouver notre famille turque, Yavuz, Sibel, Efe et Hira. Ils nous ont invités pour fêter l’Aïd, la fin du Ramadan. Nous ne les avons pas vu depuis le mois de septembre dernier, et nous sommes heureux de les revoir.

Nous arrivons en fin de matinée à la maison familiale. Yavuz et Sibel ne sont pas seuls. Toute la famille est présente : les parents de Yavuz, ses frères et sœurs avec leurs conjoints, et tous les enfants, petits et grands. Au total, nous serons environ 30 personnes à partager ces moments.

La journée de dimanche se passe en douceur. Les préparatifs pour le repas de demain sont en cours. Sibel et la maman de Yavuz nous préparent des petits plats salés et sucrés.

Le soir, après la prière du coucher du soleil, nous partageons l’Iftar, le repas qui rompt le jeûne de la journée. Pendant ce repas, nous échangeons beaucoup avec les parents et les frères et sœurs de Yavuz. Nous abordons beaucoup de sujets comme notre mode de vie, mais aussi la politique en France et en Turquie. Des échanges vifs, mais toujours bienveillants.

Lundi, c’est l’Aïd ! « Bayramım kutlu olsun ! »

Nous commençons cette journée en partageant le kahvaltı, le petit-déjeuner turc. Après ce repas, nous accompagnons la famille qui va à la rencontre de ses anciens pour leur souhaiter une belle fête de l’Aïd.

L’après-midi se passe dans la joie. Tout le monde danse et rit. Les jeunes adultes nous posent beaucoup de questions concernant nos métiers, mais aussi sur l’importance d’apprendre à parler anglais.

Le soir, nous partons en balade digestive, en famille, dans les rues de Sızır.

Mardi, tout le monde est un peu fatigué avec la grosse journée de l’Aïd d’hier, et en plus, il pleut ! La vie se passe donc au ralenti. Après le kahvaltı, beaucoup de membres de la famille partent. Nous nous retrouvons avec Yavuz, Sibel, Efe, Hira et les parents de Yavuz. Nous retrouver en plus petit comité nous fait du bien ! Après le repas du soir, nous partons nous balader avec notre famille. Ce sera l’occasion pour Yannick de goûter les « Çiğköfte », de la köfte crue, avec ou sans viande, « etsiz », étalée dans un dürüm (une sorte wrap de blé) et garnie de piments et cornichons en saumure, de quelques feuilles de diverses salades et de sauce à la grenade. C’est bon, mais beaucoup trop épicé pour moi !!!

Aïd

Mercredi matin, après un bon kahvaltı, nous partons nous promener avec Efe jusqu’à la cascade de Sızır. Un chouette moment privilégié pendant lequel Efe nous raconte quelques souvenirs de son enfance. Pendant ce temps, Sibel et Hira font un gros ménage dans la maison familiale, et Yavuz s’occupe du jardin.

En début d’après-midi, nous partons à Kayseri, chez notre famille, pour passer du temps entre nous, au calme.

La nuit n’a pas été bonne pour Efe et surtout pour Hira qui a été malade. Après le kahvaltı, Yavuz et Sibel les emmènent à l’hôpital suite à la demande de leur médecin de famille. Pendant ce temps, nous restons à la maison et nous en profitons pour travailler. Ils reviennent en milieu d’après-midi. Une vilaine bactérie est venue se nicher dans leur corps. Rien de grave, mais ils ont besoin de beaucoup de repos.

Nous discutons longuement avec Yavuz et Sibel autour d’un çay. Pendant ce temps les enfants jouent aux Legos et profitent aussi de la télévision et des dessins animés. Vers 18 h, nous prenons le repas du soir et Yavuz nous annonce qu’il y aura un invité qui viendra vers 20 h.

En fait, ce n’est pas un invité, mais toute la famille qui arrive ! Nous sommes donc 11 adultes, 7 jeunes adultes et 5 enfants dans l’appartement. Nos louveteaux sont très impressionnés et préfèrent s’isoler au calme dans une chambre, et les jeunes adultes vont dans une autre chambre.

Quant aux adultes, nous sommes tous les 11 dans le salon, mais cela devient vite un capharnaüm et on ne s’entend plus. Les femmes vont donc s’installer dans la cuisine et les hommes restent dans le salon.

Côté femme, nous discutons de nos familles et nos enfants. Elles me posent plein de questions sur notre mode de vie, et surtout sur notre vie personnelle (notre rencontre, notre mariage, nos enfants). Elles se questionnent aussi beaucoup sur nos métiers et surtout sur notre régime alimentaire. C’est un très chouette moment de partage !

Côté homme, la discussion tourne autour de la politique, de la religion et de l’économie. Les avis divergent, les voix se font de plus en plus fortes, sans pour autant de fâcher. On sent bien que chacun défend ses convictions avec ardeur ! Certains désaccord rendent nerveux, mais tous le monde se prend dans les bras ensuite et les rires éclatent à la première blague !

Au bout d’un peu plus d’une heure, nous nous retrouvons tous dans le salon. Les jeunes adultes nous y retrouvent également. À minuit, tout le monde part. Nous nous couchons vers une heure du matin… Décidément, on n’a plus 20 ans !

Vendredi matin, nous nous levons à 10 h. Sibel commence à préparer le kavhaltı et je la rejoins pour l’aider. Après le petit-déjeuner, nous prenons la décision de partir. En effet, Hira et Efe ne sont toujours pas en forme. Ils ont besoin de repos et ce sera plus simple si nous ne sommes pas là. Nous partons donc vers 13 h 30, mais nous n’allons pas très loin. Nous retournons sur la petite aire de jeux sur laquelle nous étions il y a une semaine. Au programme de cet après-midi gris : travail, Legos et repos.

On reprend du temps pour nous cinq. Du temps pour nous retrouver, pour jouer ensemble, découvrir, mais aussi pour travailler. Eh oui ! Sans notre travail, on ne peut pas avancer !!! Mais notre organisation quotidienne et notre choix de slow life nous permettent de profiter pleinement de chaque jour !

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