Nous quittons notre petite plage de San Fernando après 5 jours de pause. Cela nous a fait un bien fou et on se dit qu’on serait bien resté ici plus longtemps !!!
Sur la route, nous faisons un petit arrêt dans une zone industrielle où l’on trouve une aire de camping-car pour faire le plein d’eau et vider nos eaux grises. On en profite pour prendre nos douches et pour faire une machine.
Après cet arrêt, nous poursuivons notre route en direction de Séville. On se pose sur un grand parking dans un petit village pour la nuit. L’occasion de sortir le ballon pour se défouler pendant que Luna continue son crochet.
Après une nuit très calme et un bon petit déjeuner, nous reprenons la route pour Séville. Nous arrivons près du parking sur lequel les voyageurs ont l’habitude de se garer. Mais il est bondé, en tout cas au niveau de l’entrée, et on ne se voit pas circuler dans ce dédale. Nous décidons donc de nous éloigner un peu en allant vers le nord de la ville. On se gare sur un parking gravillonné près d’un centre commercial, à deux pas d’une station de bus qui nous emmènera dans le centre de Séville.
Le lendemain matin, nous allons à la station et montons dans le bus. Après une heure de trajet, nous arrivons en plein cœur de Séville. Et c’est parti pour visiter cette ville.
Nous commençons par traverser le jardin de Catalina de Ribera qui longe l’Alcazar. Et juste en sortant, nous découvrons le balcon de Rosina. Ce petit balcon est associé à l’héroïne de l’opéra Le Barbier de Séville. Dans l’histoire, Rosina est une jeune femme vive et intelligente qui vit sous la surveillance d’un tuteur jaloux, le docteur Bartolo. Le comte Almaviva tombe amoureux d’elle et tente de la courtiser en secret. Comme dans beaucoup d’histoires romantiques espagnoles, les déclarations d’amour passent par un balcon : sérénades nocturnes, lettres échangées, regards volés depuis la rue. Le balcon de Rosina est donc devenu un symbole de cette scène romantique.





Nous poursuivons notre promenade est arrivons sur la place des Serpents. Selon une vieille légende locale, un énorme serpent aurait autrefois vécu dans un égout ou un passage souterrain de cette zone de la ville. La créature aurait terrorisé les habitants et empêché les gens de traverser la rue. Finalement, un homme courageux aurait réussi à la tuer, et le lieu aurait gardé le nom de “la place du Serpent”.





On continue de déambuler dans les petites rues étroite de Séville. Vraiment c’est trop mignon ! Et nous arrivons devant la ruelle extrêmement étroite El Beso où deux maisons se font presque face. Selon la tradition populaire, deux jeunes amoureux vivaient autrefois dans ces maisons opposées. Leurs familles s’opposaient à leur relation. Ils ne pouvaient donc pas se voir librement. Mais les balcons étaient si proches qu’ils pouvaient se rejoindre presque en se penchant l’un vers l’autre. La légende raconte qu’ils s’échangeaient ainsi des baisers secrets au-dessus de la ruelle. Évidemment, nous avons essayé pour savoir si c’était possible. Et ça l’est !





Les enfants commencent à avoir faim ! Nous nous dirigeons alors vers les Metropol Parasol. Pour les rejoindre, nous marchons dans les petites rues étroites, découvrons des petites places cachées, des cours camouflées derrières des jolies portes et des églises qui sortent d’on ne sait où.
Nous arrivons donc aux Metropol Parasol que les habitants appellent affectueusement Las Setas (“les champignons”). Il s’agit d’une gigantesque structure en bois imaginée par l’architecte allemand Jürgen Mayer. C’est un lieu parfait pour nous offrir une pause pique-nique !










Après cette pause, nous reprenons nos déambulations dans Séville. Nous passons près de l’immense cathédrale qui date du 15e siècle. C’est la plus grande cathédrale gothique du monde et l’une des plus vastes églises de la planète. Avant la cathédrale, il y avait ici la grande mosquée de Séville, construite à l’époque musulmane au XIIe siècle. Quand la ville est reconquise par les chrétiens en 1248, la mosquée est d’abord transformée en église. Puis, au début du XVe siècle, les autorités décident de construire un édifice encore plus spectaculaire. La légende raconte que les responsables auraient dit : « Construisons une église si grande que ceux qui la verront penseront que nous sommes fous. »
La cathédrale abrite le plus grand retable du monde. Une œuvre géante de plus de 20 mètres de haut, entièrement recouverte d’or et composée de scènes sculptées de la vie du Christ. Il a fallu plus de 40 ans pour le fabriquer. Elle abrite également le tombeau de Christophe Colomb.
Je ne te cache pas que nous ne sommes pas rentrés dans la cathédrale. Une fois de plus, le prix est affreusement cher. Et quand on est cinq, cela compte !











Nous traversons les jardins del Prado de San Sebastian pour rejoindre la fameuse place d’Espagne. Elle a été construite pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929, un grand événement destiné à renforcer les liens entre l’Espagne et ses anciennes colonies d’Amérique latine. Elle a été imaginée par l’architecte Aníbal González, qui a mélangé plusieurs styles : renaissance, baroque, architecture mudéjare (influence arabe). Résultat : un ensemble monumental mais très harmonieux.
Depuis l’immense esplanade centrale, nous découvrons ainsi un grand palais semi-circulaire, deux tours, un canal en demi-lune, qui peut être parcouru en barque, et surmonté de quatre jolis ponts. Nous avons même le plaisir d’admirer une mamie qui danse le flamenco avec une joie communicative.Tout autour de la place, nous trouvons aussi 48 bancs en azulejos (carreaux de céramique). Chacun représente une province espagnole, avec une carte, une scène historique et les armoiries de la province.































Pour terminer notre balade dans Séville, nous nous arrêtons dans un petit café qui se situe dans les jardins del Prado de San Sebastian. Une pause qui fait du bien, dans un cadre vraiment agréable. Nous reprenons ensuite le bus pour retrouver Yamato.
Arrivés, nous avons le plaisir de retrouver Aurore et sa fille que nous n’avions pas vues depuis Aguilas. C’est chouette de se retrouver !
Séville nous aura offert une journée pleine de surprises, entre ruelles secrètes, légendes d’amoureux et monuments grandioses. Une ville vibrante et chaleureuse où l’on se perd avec plaisir… et d’où l’on repart déjà avec l’envie d’y revenir.




