Après notre journée à Gibraltar et la nuit sur le parking près du rocher, nous allons sur la zone commerciale près d’Algésiras. Julie et Nico souhaitent changer leurs panneaux solaires afin d’avoir plus de puissance et être plus autonomes, et Yannick leur a proposé de les aider si besoin. On se retrouve donc sur le parking sur lequel se garent les voyageurs avant et/ou après leur traversée pour le Maroc. Cela nous fait un peu bizarre, car nous étions passé par ici en 2019 et depuis tout a changé !
Yannick profite d’être proche d’un magasin de bricolage pour faire deux petites réparations, dont notre robinet qui depuis quelques mois fait du goutte à goutte. Heureusement que nous avions la partie douchette ! Après démontage avec un outil spécial et un gros nettoyage, cela fonctionne !
Maïa et Liam profitent de ce parking tout bitumé pour sortir rollers et skateboard !
Et puis, gros changement qui s’opère ici… Luna nous demande depuis quelques semaines de se faire couper les cheveux. Nous profitons d’être ici pour prendre rendez-vous. On le savait, mais nous n’étions pas prêts : c’est court, très court. Mais cela lui va tellement bien !!!







Après quatre journées ici, l’installation des copains fonctionne. Nous pouvons reprendre la route et trouver un spot plus calme. Parce qu’en vrai, ici c’était pratique pour les travaux, mais pas du tout reposant !!!
Et direction San Fernando et la Playa de Camposoto. Et franchement, on ne regrette pas ce choix. Nous sommes garés sur un parking en gravier avec des petits arbres. Et surtout, juste en face, il y a la plage ! Et on ne se fait pas prier. Tout juste arrivés, nous allons tout de suite faire un tour, les pieds dans le sable et l’océan Atlantique pour compagnon. Les enfants s’éclatent et prennent plaisir à se faire éclabousser par les vagues. La mer nous avait manqués !




Le lendemain de notre arrivée ici, les copains (qui avaient fait un petit détour de deux nuits dans un campsite) nous rejoignent. Et on en profite pour partir pour une balade de 10km sur la plage. Notre objectif : une géocache. Il y en a 2 cachées ici et on compte bien les trouver. Bon, pour la première, c’est raté. Apparemment, les tempêtes de ces dernières semaines l’ont fait disparaître. Dommage ! Pour la seconde, le chemin nous amène à la Batería de Aspiroz, une ancienne batterie défensive.
C’était une petite fortification construite pour défendre l’entrée sud du caño de Sancti Petri pendant le siège de Cadix (vers 1810–1812), alors que les guerres napoléoniennes faisaient rage dans le sud de l’Espagne. J’adore, parce que même en partant faire du géocaching, on enrichit nos connaissances en Histoire, mais aussi sur plein d’autres sujets !
Après plusieurs minutes de recherches (où l’on sent bien que cela agace les enfants de ne pas trouver), c’est Yannick qui découvre la cachette. Nous ouvrons la boîte, inscrivons nos noms et la replaçons là où nous l’avons trouvée pour les prochains.

















Ce spot, c’est aussi l’occasion de faire une partie de Mölkky avec les copains. Entre lancers improbables et fous rires, nous passons un vrai bon moment.
Et puis, évidemment, on travaille ! On avance sur nos projets et nos formations. Les enfants aussi travaillent sur leurs projets et leurs programmes de l’année et ils avancent bien. C’est d’ailleurs ici que nous faisons le bilan du premier semestre avec leur référente de la HomeLife Academy. Et les enfants le valide haut la main. Nous avions surtout une attente particulière pour Luna qui a commencé son cycle de 4 ans pour obtenir son High School Diploma. Et elle valide sa première année en un semestre. Mais, elle ne lâche rien. L’objectif est de valider un maximum de crédits sur les 4 années.
Découvre Pourquoi on a choisi HomeLife Academy pour accompagner nos apprentissages
Après une semaine de pause, nous nous déplaçons de quelques kilomètres pour nous rapprocher de Cádiz. Nous allons nous garer sur un immense parking dans la zone commerciale de San Fernando. L’avantage est que nous sommes tout proche d’une station de train qui nous amène dans le centre de la ville. Et puis, nous en profitons pour faire le plein d’eau et de courses.
Le lendemain, nous partons pour la gare. Notre train est prévu pour 10h12 et les enfants ont hâte. Nous n’avons pas pris le train depuis 2017, et même si le trajet ne dure que 10 minutes, on apprécie !!! Quand nous arrivons à la gare de Cádiz, Julie et Nico nous attendent.
Nous commençons notre découverte par la Plaza de San Juan de Dios, entourée de palmiers, juste à l’entrée du centre historique de Cádiz. Au bout de la place, il y a l’hôtel de ville, immense mais élégant, et qui a été construit en 60 ans.



Nous allons ensuite au Théâtre romain de Cádiz, l’un des plus anciens théâtres romains d’Espagne… et l’un des plus grands aussi ! Ce théâtre est découvert vraiment par le plus grand des hasards. En 1980, un incendie ravage plusieurs bâtiments du quartier. En déblayant les ruines, les ouvriers tombent… sur des gradins en pierre. Et là, stupeur : un immense théâtre romain se cachait là-dessous depuis 1 500 ans. Construit au Iᵉʳ siècle av. J.-C., il était le deuxième plus grand théâtre du monde romain occidental, après celui de Pompéi et pouvait accueillir 10 000 à 20 000 spectateurs. Le théâtre servait non seulement aux spectacles, mais aussi aux assemblées publiques et aux manifestations civiques.



En sortant du théâtre romain, nous découvrons une toute petite ruelle. La plus petite de Cádiz : El Callejón del Duende. Et il y a une légende qui existe ici (tu sais que j’adore les légendes !) : La version la plus racontée parle d’un capitaine français installé à Cadix pendant les guerres napoléoniennes.
Il serait tombé éperdument amoureux d’une jeune gaditaine, au point qu’ils se retrouvaient en secret dans ce passage étroit. Mais leur amour était interdit. Elle était fiancée à un autre, lui était “l’ennemi”. Et finalement, les habitants les auraient surpris et condamnés à mort. Depuis lors, on raconte que leurs voix ou leurs ombres reviennent dans le callejón, particulièrement la nuit du Jour des Âmes, cherchant le baiser qu’ils n’ont jamais pu s’échanger.
Un peu plus loin, nous découvrons la cathédrale de Cádiz, un imposant édifice construit entre le 18e et le 19e siècle. Bon, nous n’allons la voir que de l’extérieur, car pour aller à l’intérieur, il faut payer. Et à 4 (parce que c’est gratuit pour Maïa), cela commence à faire cher !












Les estomacs commencent à crier famine. Alors nous nous dirigeons vers le parc botanique Genovés pour pique-niquer. Pour nous y rendre, nous longeons la plage de La Caleta qui nous offre une vue sur les châteaux de Santa Catalina et de San Sebastian. Cette plage est vraiment très chouette avec son sable fin et sa station thermale construite sur pilotis en 1926.











Après une bonne pause repas à l’abri d’un immense ficus, nous reprenons nos déambulations dans le quartier del Pópulo. Et vraiment, on adore ces petites rues étroites !
Nous avons fait une pause au musée de Cádiz pour deux raisons. La première : pause pipi (eh oui, depuis ce matin, c’est long !). Et la seconde, pour découvrir des sarcophages phéniciens qui datent du Ve siècle av. J.-C. Un masculin, un féminin.
Le sarcophage marsculin a été découvert par hasard sur un chantier dans la baie de Cádiz en 1887. Le sarcophage féminin, en plein centre-ville, lors de travaux publics en 1980 !
Pour la petite histoire, un archéologue, Pelayo Quintero Atauri, été obsédé par l’idée qu’un sarcophage féminin phénicien devait forcément exister à Cádiz, quelque part sous les rues du centre. Il était tellement convaincu qu’il en parlait souvent : « Nous avons le sarcophage masculin… alors le féminin doit être là, caché sous nos pieds. » Il consacra sa vie à fouiller, à cartographier, à chercher ce trésor disparu. Pelayo meurt en 1946, avant de trouver le sarcophage. Et la pièce a été découverte 34 ans plus tard, à quelques mètres de son domicile !
Après cette grosse journée, il est temps de faire une pause café ! Et Yannick nous a dégoté un café comme on les aime : El café de Ana. L’intérieur est absolument parfait ! Kitsch à souhait. La décoration est un cumul de bric et de broc. On adore !!! Bon, le café n’est pas génial, mais le cadre est magique !












Requinqués, nous repartons en direction de la gare pour retrouver notre Yamato. Et nous repartons pour la Playa de Camposoto de San Fernando.Nous décidons de rester ici pour le week-end et de profiter des quelques belles journées de soleil qui viennent.
On en profite pour travailler (évidemment!), mais aussi pour profiter encore un peu des copains. D’ailleurs, ces derniers nous quittent dimanche pour partir de leur côté et trouver un lieu pour prendre une vraie douche ! Quant à nous, on se retrouve seuls. Cela fait longtemps que cela n’était pas arrivé et au fond (même si on adore nos amis), cela nous fait du bien. Du coup, lundi on ne fait rien (ah si, on travaille un peu le matin), mais on passe l’après-midi à chiller entre cuisine, crochet, lecture et stop motion.









