“vivre mieux avec moins”
C’est un peu devenu notre mantra, sans qu’on le décide vraiment. En vivant dans un van, on apprend vite à faire le tri. Pas le tri pour le plaisir de se débarrasser, mais pour ne garder que ce qui compte vraiment. Ce qui sert. Ce qui tient la route. Et ce qui nous apporte de la joie.
Depuis le début de notre aventure nomade, on a réduit, simplifié, allégé… Et pourtant, on n’a jamais eu l’impression de manquer de quoi que ce soit. Bien au contraire. On a découvert une richesse insoupçonnée dans cette manière de vivre : celle de l’essentiel.
Aujourd’hui, même en pause, nos habitudes sont restées. On a beau avoir un peu plus d’espace, on ne ressent pas le besoin de le remplir. Parce que vivre mieux avec moins, c’est une philosophie qu’on ne laisse plus derrière nous.
Le minimalisme, un choix de vie
Ce n’est pas venu d’un coup. Ce besoin de “moins” a grandi en nous à mesure que notre vie changeait. Avant de devenir nomades, on vivait comme beaucoup : une maison remplie de choses qu’on n’utilisait qu’à moitié, voire pas du tout. Des tiroirs pleins, des étagères trop chargées, des objets “au cas où” qui prenaient la poussière. On n’y voyait pas vraiment de problème… jusqu’à ce qu’on décide de partir.
Quand on a commencé à trier pour aménager Ookami, notre van, on a vite été confrontés à la réalité : tout ne tiendrait pas. Il fallait faire des choix. Vendre, donner, se délester. Et ce qu’on pensait être une corvée s’est en fait révélé libérateur. Petit à petit, on a laissé derrière nous tout ce qui n’était pas vraiment utile. Tout ce qui encombrait plus qu’autre chose. Et on s’est sentis plus légers. Dans notre van. Et dans nos têtes.
C’est là qu’on a compris que le minimalisme, ce n’était pas un sacrifice. Ce n’était pas vivre dans le manque ou dans la privation. C’était tout simplement reprendre le pouvoir sur ce qui entre dans notre vie. Choisir l’utile, le beau, le juste. Écarter le superflu. Simplifier pour mieux savourer.
Ce choix, on l’a fait pour vivre plus librement. Pour bouger plus facilement. Pour consommer moins, mais mieux. Et aujourd’hui encore, même en étant sédentaires temporairement, on ne revient pas en arrière. Parce que cette simplicité est devenue un pilier de notre quotidien.
Pour aller plus loin, tu peux découvrir notre article « Minimalisme et vie nomade : notre cheminement vers l’essentiel«
L’espace réduit, un terrain d’apprentissage
Quand on vit dans un van ou dans un bus aménagé, chaque centimètre compte. Et très vite, on apprend que le confort ne réside pas dans la quantité, mais dans l’intelligence de l’organisation.
Au début, ça peut paraître contraignant : pas de dressing de 3 mètres, pas de placard à moitié vide « au cas où », pas de gadgets qui s’empilent dans les tiroirs. Mais en fait, ce petit espace nous a appris à faire avec peu, et à le faire bien.
Chaque objet doit avoir une vraie utilité. Et s’il est multifonction, c’est encore mieux ! Une bassine sert à faire la vaisselle, à rincer les vêtements, … Un seul bon couteau remplace une batterie inutile d’ustensiles. Un vêtement bien choisi devient une pièce polyvalente, portée encore et encore.
Mais ce n’est pas qu’une affaire d’objets. C’est aussi une école de la simplicité pour toute la famille. Les enfants ont appris à jouer avec ce qu’ils ont sous la main, à inventer, à créer, à troquer l’abondance contre la créativité. Et surtout, à respecter l’espace des autres. Parce que dans un petit espace, chacun doit trouver sa place. Et ça passe par l’écoute, l’adaptation, la patience.
Même maintenant, en pause sédentaire, on garde cette logique : pas besoin d’agrandir pour mieux vivre, au contraire. On continue à utiliser ce qu’on aime et ce qui nous sert vraiment. Le reste n’a plus sa place dans notre quotidien.
Vivre dans peu d’espace, c’est vivre plus intentionnellement. C’est se rendre compte qu’on n’a pas besoin de grand-chose pour se sentir bien. Et ça, c’est une liberté précieuse.
Nos vrais indispensables au quotidien pour vivre mieux avec moins
Alors, qu’est-ce qui reste quand on a fait le tri, le vrai ? Qu’est-ce qui, jour après jour, prend une place précieuse dans notre quotidien, que l’on soit sur la route ou en pause sédentaire ? Spoiler alert : ce n’est pas grand-chose. Mais ce sont des essentiels choisis avec soin, testés, aimés et utilisés (presque) tous les jours.
🌿 Les essentiels matériels
- Nos gourdes et thermos : elles nous suivent partout. On évite les bouteilles plastiques, on garde nos boissons fraîches ou chaudes, et on économise à chaque utilisation.
- Un bon couteau de cuisine : un vrai compagnon de route, celui que nous appelons « le couteau de Mamie » (parce qu’il me vient de ma maman). Il coupe tout, il dure, et il rend chaque repas plus simple à préparer.
- Des vêtements choisis pour leur confort, leur polyvalence et leur durabilité : on privilégie la qualité à la quantité, des pièces qu’on aime vraiment porter.
📚 Les essentiels de l’esprit
- Nos liseuses préférées : un petit stock pour les lectures nomades, souvent tournant, parfois échangé avec d’autres voyageurs ou trouvé en route. Ils nourrissent notre esprit autant que les paysages.
- Mon carnet de bord : que ce soit pour noter une recette, une rencontre, une idée d’article ou une simple pensée, il m’accompagne partout. Un petit bout de mémoire vivante.
- Des jeux simples : un jeu de cartes, un Uno, un petit jeu de société nomade… Ils créent du lien, animent les soirées, et renforcent la complicité.
💻 Les essentiels pros
Même en mode minimaliste, notre activité professionnelle fait partie de notre quotidien. Et là aussi, on privilégie l’essentiel :
- Nos ordinateurs légers mais performants, capable de gérer nos créations web, nos contenus, nos échanges clients.
- Un petit trépied et notre téléphone pour les contenus visuels (photos, vidéos, réels…).
- Un bon casque audio, pour se concentrer, même dans les environnements bruyants ou en extérieur.
❤️ Et surtout… les essentiels invisibles
Ceux qui ne prennent pas de place, mais qui changent tout :
- La curiosité, qui nous pousse à apprendre, à rencontrer, à découvrir encore et encore.
- La joie d’être ensemble, qui donne du sens à tout ce qu’on vit.
- La gratitude, qui colore nos journées, même quand elles sont un peu grises.
Vivre mieux avec moins, c’est finalement faire de la place à ce qui compte vraiment. Et se rendre compte que l’essentiel n’est pas forcément ce qu’on possède… mais ce qu’on vit.
Et en pause sédentaire, on garde le cap
Revenir à une vie plus sédentaire, même temporairement, aurait pu chambouler notre équilibre. Plus d’espace, plus de confort, plus de possibilités… et donc la tentation de se « réinstaller », de racheter, d’accumuler. Et pourtant, on s’est promis une chose : rester fidèles à ce que la vie nomade nous a enseigné.
🌿 Ne pas remplir pour remplir
Ce n’est pas parce qu’on a une armoire de plus qu’on doit la remplir. Ni parce qu’on a une cuisine plus grande qu’il faut dix poêles et un robot multifonction. On garde notre cap minimaliste. On se pose toujours les mêmes questions : Est-ce que j’en ai vraiment besoin ? Est-ce que je vais l’utiliser régulièrement ? Est-ce que ça m’apporte de la valeur ?
Et souvent, la réponse est non.
🧭 Les bonnes habitudes restent
- On continue à cuisiner simplement avec peu d’ustensiles.
- On conserve nos rituels du matin : le petit moment thé-cahier-ordi pendant que les enfants sont en autonomie dans leurs projets.
- On privilégie la marche dès qu’on le peut.
- On reste vigilants sur notre consommation d’énergie, d’eau, et de ressources.
Le fait de ne pas avoir tout à portée de main est presque devenu un réflexe de bon sens : réfléchir avant de consommer, réparer avant de jeter, emprunter ou partager avant d’acheter.
🌟 Minimalisme ≠ frustration
Ce mode de vie ne nous frustre pas, au contraire. Il nous allège, nous recentre. On sait que ce n’est pas ce qu’on possède qui nous apporte de la joie, mais les expériences, les relations, les projets qu’on construit ensemble. Et cette pause sédentaire est juste une étape dans notre parcours. Pas une fin. Juste un autre décor temporaire.
💡 Vivre avec peu, mais intensément
Ce que cette pause nous confirme, c’est que le minimalisme n’est pas lié à l’espace dans lequel on vit, mais à la manière dont on choisit de l’habiter. Et c’est ça qu’on garde, partout où l’on va.
Et toi, quels sont tes essentiels ?
Finalement, vivre mieux avec moins, ce n’est pas une règle universelle. C’est une quête personnelle, évolutive, qui s’adapte à notre quotidien, à notre mode de vie, à notre état d’esprit du moment. Ce qu’on considère aujourd’hui comme “essentiel” ne l’était pas forcément hier, et ne le sera peut-être plus demain. Et c’est très bien comme ça.
Mais ce qui ne change pas, c’est ce besoin profond de cohérence, de légèreté, et de conscience. En choisissant de vivre avec intention, on gagne en clarté, en énergie, en liberté. Que ce soit dans un van, dans une maison, ou ailleurs, l’essentiel, c’est de se sentir aligné avec ce qu’on choisit de garder… et de laisser partir.
Alors, maintenant j’aimerais te poser la question :
👉 Et toi, quels sont tes essentiels du quotidien ?
Ce petit objet, cette habitude, cette philosophie de vie que tu ne laisserais pour rien au monde ?
Viens partager avec nous tes indispensables, tes astuces minimalistes ou juste ta manière d’habiter le monde, simplement mais pleinement.
Parce qu’au fond, c’est en s’inspirant les uns les autres qu’on avance vers une vie plus légère, plus libre, et profondément plus vivante. ✨





