Bon, aujourd’hui, on va parler d’un sujet un peu tabou, souvent esquivé, mais ô combien important quand on vit en mode nomade : les toilettes sèches. Oui, ce petit coin stratégique où tout le monde finit toujours par passer, même quand on vit sur les routes. Parce que gérer ses besoins naturels en voyage, ça ne s’improvise pas. Et crois-moi, une bonne solution, ça change tout !

Quand on a commencé notre vie nomade, on vivait dans un 4×4 avec une tente de toit. Autant dire que Mère Nature était notre meilleure alliée. Sympa dans les grands espaces… mais un peu moins pratique quand on était garés à deux pas d’un village ou en pleine ville. Alors dès qu’on a construit Ookami, notre van, on a fabriqué nos propres toilettes sèches. Du système D, mais qui a fait le job pendant plus de 5 ans. Et là, on a compris une chose essentielle : avoir des toilettes chez soi, même sur roues, c’est un confort inestimable.

Aujourd’hui, on vit dans Yamato, notre bus aménagé. Et pour cette nouvelle étape, on avait envie d’un peu plus de confort, de simplicité, d’efficacité. C’est là qu’on a découvert TROBOLO. Des toilettes sèches compactes, sans odeur, faciles à entretenir, et franchement super pratiques. Autant te dire qu’on ne reviendrait en arrière pour rien au monde.

Tu crois peut-être que vivre sans chasse d’eau, c’est galère ? Ou que c’est un retour direct au Moyen Âge ? Spoiler alert : pas du tout.

Dans cet article, je te raconte pourquoi on a fait ce choix (et pourquoi on l’adore), comment ça fonctionne au quotidien, les bons gestes pour rester respectueux de la nature, et pourquoi, même en pleine montagne ou sur un spot sauvage, nos toilettes sèches sont devenues un allié indispensable.

Parce que oui, on peut avoir une démarche écologique jusqu’au fond des toilettes… et en parler sans se prendre au sérieux.

Pourquoi des toilettes sèches ?

Quand on a commencé à aménager notre van, la question des toilettes est vite arrivée sur la table (et pas juste parce que c’est un sujet qui fait rire les enfants). On savait qu’on voulait être autonomes, écolos, et libres de s’arrêter où bon nous semble sans avoir à chercher la prochaine station-service pour un besoin… pressant.

Alors, forcément, les toilettes chimiques, on les a rayées de notre liste aussi vite qu’un paquet de gâteaux oubliés à l’arrière. Produits toxiques, odeurs pas folles, vidange bien reloue, dépendance à des installations spécifiques… Très peu pour nous.

Ce qu’on cherchait, c’était une solution simple, propre, et surtout qui colle à nos valeurs : respect de l’environnement, autonomie, sobriété. Et c’est là qu’on a sérieusement envisagé les toilettes sèches.

  • Zéro consommation d’eau.
  • Zéro produit chimique.
  • Zéro odeur (oui, oui, vraiment).
  • Et une empreinte écologique ultra réduite.

Honnêtement, au début, on se disait “ça va peut-être être galère à gérer”. Spoiler : pas du tout. C’est hyper simple, on s’y fait en deux jours, et maintenant on ne reviendrait en arrière pour rien au monde. Même les enfants s’y sont adaptés sans broncher (bon, sauf pour recharger les copeaux, là c’est une autre histoire…).

Pourquoi TROBOLO ?

Parce que c’est du solide, du bien pensé, et du fait pour les nomades. Des toilettes en bois, sans électronique ni mécanique complexe, faciles à entretenir, compactes, et franchement stylées (oui, même pour des toilettes, ça compte).

Et cerise sur le compost : TROBOLO est une entreprise qui fabrique en Europe, qui a mis l’écologie au cœur de son ADN, et qui pense à ceux qui vivent en dehors des cases. Comme nous.

Et niveau stabilité dans les virages ? Pour le moment, nous n’avons pas eu le temps de les testées et les approuvées. Mais promis, on reviendra te dire quand nous aurons repris la route !

Caca dans la nature : les bons réflexes

Bon, soyons honnêtes. Avant TROBOLO, on a eu nos débuts roots. Pendant nos 18 mois en 4×4 avec la tente de toit, la nature était notre meilleure alliée. Et quand t’es en pleine steppe, face à un lever de soleil sur les montagnes, avoue que même faire pipi peut devenir poétique… enfin presque.

Mais voilà, il y a l’idéal sauvage et puis… il y a la réalité des spots fréquentés, des bivouacs pas si isolés, ou de la pluie qui transforme le moindre coin d’ombre en galère boueuse. Et surtout, il y a le respect des lieux. Parce qu’on l’a tous vu (et senti) : les papiers toilette envolés entre les buissons, les restes pas enterrés, les traces visibles d’un passage pas très clean.

Alors, si tu n’as pas de toilettes sèches avec toi, voici quelques règles simples et indispensables pour respecter la nature (et ceux qui passeront après toi) :

🌱 On s’éloigne des points d’eau : au moins 50 mètres pour ne pas polluer rivières, lacs, nappes phréatiques. Oui, même si c’est “juste un petit pipi”.

🕳️ On creuse un trou (20 cm minimum), on fait son affaire dedans, on rebouche soigneusement. Un petit outil de type pelle pliante peut faire des miracles.

🚫 On n’abandonne pas le papier toilette. Jamais. Ni dans les buissons, ni sous une pierre. Le mieux ? Tu l’emportes dans un petit sac étanche ou tu utilises du papier biodégradable à brûler si les conditions le permettent (sans risque d’incendie évidemment).

♻️ On évite les lingettes. Même biodégradables, elles mettent un temps fou à se décomposer. Et la nature n’a pas signé pour ramasser notre confort.

🧻 On adopte une hygiène sobre et naturelle. Un peu d’eau, une gourde de rinçage, ou même des galets plats bien choisis (si si, ça se fait). Moins de déchets, plus de confort, et zéro impact.

💚 On éduque aussi nos enfants à ces gestes-là. Parce qu’ils sont les voyageurs (et gardiens de la nature) de demain.Franchement, c’est pas compliqué. Il suffit de penser à la planète, comme un chez soi. Et en tant que nomades, on se doit d’être exemplaires. C’est notre maison qu’on traverse, notre héritage qu’on protège. Et puis… c’est quand même plus sympa de poser sa table de pique-nique sur un sol propre, non ?

Confort, autonomie et odeurs : comment ça fonctionne au quotidien avec TROBOLO ?

Tu te demandes peut-être comment c’est au quotidien, une toilette sèche dans un van ou un bus ? Spoiler : c’est tout sauf galère.

Déjà, parlons confort. Oublie l’image du truc bancal qu’on planque derrière un rideau. Notre TROBOLO, il a sa petite pièce à lui dans Yamato. Une vraie mini salle de bain, pensée pour qu’on s’y sente bien. Et niveau assise, on est loin du bidon de récup’ : c’est du bois solide, ergonomique, qui ne grince pas à chaque mouvement.

Ensuite, l’autonomie. Grâce au système de séparation des liquides et des solides, on évite les mauvaises odeurs et on peut vider chaque compartiment à son rythme. Le bac à urine, on le vide tous les deux ou trois jours (selon l’utilisation), dans des toilettes publiques ou des lieux adaptés. Le seau à solides ? Environ tous les 7 à 10 jours pour notre famille, avec de la sciure ou des copeaux pour couvrir. Et là encore, zéro odeur.

Côté odeur justement, c’est LA question qu’on nous pose le plus. Mais soyons clairs : ça ne sent rien. Rien du tout. À condition d’utiliser une matière absorbante adaptée (copeaux, sciure ou litière végétale) et de bien gérer les ouvertures (couvercle, ventilation passive ou active). Et si tu ouvres notre petit coin ? Tu sens le bois, pas la fosse sceptique.

Et puis, ce qu’on adore aussi, c’est l’autonomie que ça nous donne. On peut s’arrêter n’importe où, rester des jours sans avoir à bouger pour trouver des sanitaires. Pas de stress de la station-service, pas d’attente en camping, pas de plan B foireux en pleine nuit. Juste nous, notre bus, et notre toilette qui nous suit partout.

Et quand on est plusieurs à vivre ensemble sur la route (spoiler : on est 5), crois-moi, c’est un confort qui fait toute la différence. Fini les “je peux y aller ?”, “on est bientôt à une aire ?”, ou “y’a des toilettes là-bas ?” — tout est à bord, prêt, dispo, discret.

Envie de découvrir comment nos toilettes sèches s’intègrent dans notre quotidien sans prise de tête ? On te raconte ça dans la partie 4 : “Toilettes sèches et écologie : un vrai choix militant” !

Toilettes sèches et écologie : un vrai choix militant

Utiliser des toilettes sèches, ce n’est pas juste une astuce de vanlifeur ou un gadget pratique. C’est un vrai choix éthique et écologique. Un engagement quotidien pour réduire notre impact, jusque dans les détails les plus intimes.

Déjà, on ne va pas tourner autour du pot (oui, le jeu de mot est volontaire) : les toilettes à chasse d’eau, c’est un gaspillage hallucinant. Entre 5 et 10 litres d’eau potable jetés à chaque passage… pour transporter nos déjections. Sérieusement ? Alors qu’on galère parfois à remplir notre réserve de 50L pour 5 personnes ? Pas question.

Avec TROBOLO, c’est zéro eau. Zéro produit chimique. Zéro gaspillage. Et ça, ça change tout. En vivant sur la route, on est confrontés directement à la rareté de certaines ressources. On ne peut pas faire couler l’eau à l’infini. On ne peut pas vider n’importe où. Et surtout, on apprend à consommer autrement, à respecter ce qui nous entoure.

Et puis il y a les bons gestes à adopter, dans et hors du bus. Parce que quand on est en pleine nature, on voit trop souvent des papiers souillés abandonnés, des “coins pipi” pas vraiment discrets, des restes humains là où les animaux boivent… 😬

Alors voilà ce qu’on transmet à nos enfants (et qu’on applique nous-mêmes) :

  • Jamais de papier toilette abandonné : il se brûle, se transporte, ou se composte, mais il ne reste pas au sol.
  • Pas au bord de l’eau : les rivières et les lacs, c’est sacré. On se recule d’au moins 50 mètres.
  • On creuse ! Même un petit trou de 10 cm, c’est un minimum de respect pour la faune, la flore, et les humains qui passeront après.
  • Et évidemment, on n’abandonne rien derrière soi. Jamais.

Bref, pour nous, les toilettes sèches ne sont pas une contrainte, mais une évidence. Un choix cohérent avec nos valeurs, notre mode de vie, notre envie de faire les choses bien, simplement, mais bien.

Et franchement ? On ne reviendrait en arrière pour rien au monde

Depuis qu’on a goûté à la liberté des toilettes sèches, on ne s’imagine plus vivre autrement. Plus besoin de courir après une station, plus d’angoisse de la panne de toilettes, plus de produits chimiques dégoûtants à manipuler. Juste un système simple, propre, efficace, qui respecte notre rythme de vie… et notre planète.

Est-ce que c’est glamour ? Peut-être pas.
Mais est-ce que c’est pratique, confortable et cohérent avec nos valeurs ? À 200 %.

Et aujourd’hui, avec TROBOLO dans notre bus Yamato, on a trouvé un équilibre parfait : du confort au quotidien, une empreinte écologique réduite, et l’assurance d’être autonomes, même au fin fond des forêts turques ou face aux falaises d’Écosse.

Ce n’est pas juste un meuble de plus dans notre maison roulante.
C’est un petit bout de notre engagement. Un symbole de cette vie plus simple, plus consciente, plus alignée qu’on essaie de construire jour après jour.

Alors si toi aussi tu rêves d’autonomie, de nature, de cohérence… peut-être que ce genre de petit changement sera le début d’une grande aventure. 🚐💚