Entre Covid, visas et visites

Entre Covid, visas et visites

Après notre échappée belle, nous revoici sur la plage de Mavikent. Nous avons pas mal de travail et nous avons donc besoin d’un lieu où la connexion est bonne et surtout où nos louveteaux vont avoir de la compagnie pour leurs après-midis.

Nous sommes le 28 février, et nous nous posons pour quelques semaines, en compagnie de la Big Five Family, des P’tits Suisses, et de Darek et Dorota.

Cette plage est un lieu de passage presque obligatoire pour les voyageurs. Nous retrouvons ainsi Manon et Quentin, les 24 Pattes, que nous avions rencontrés aux sources chaudes de Dalyan. Nous y rencontrons également les Ptits Duf en Roues Libres (Ben, Soizic et leurs enfants Abigaël et Alban), qui voyagent à bord d’un vieux camion de pompier. Mais aussi la Oamok Family qui revient d’Afrique avec son 4X4 tente de toit (souvenirs, souvenirs !)

Les trois premières semaines se passent à merveille. Nous sommes ravis de pouvoir partager du temps avec nos amis et nos nouvelles rencontres. Par ailleurs, nous travaillons beaucoup pour plusieurs clients qui veulent de la rédaction, de la création de sites internet, de la création de logo et d’affiche d’annonce. Nous sommes ravis de pouvoir mettre nos compétences aux services de nos clients, et de pouvoir en développer de nouvelles.

Nous préparons également notre dossier pour renouveler notre visa. En effet, le nôtre prend fin le 22 avril prochain, et nos projets de voyage pour la suite nous feraient sortir de Turquie autour du 15 août. Alors, nous souhaitons prolonger notre visa. Le dossier est rempli pour nous cinq. Rendez-vous pris pour le 5 avril à Antalya.

Les enfants passent leurs journées à jouer aux Legos avec leurs amis (après l’école) et à s’inventer de superbes aventures.

Luna et Liam jouent même les chefs cuisiniers à tour de rôle. Du choix des recettes, à la préparation du repas, en passant par la liste des courses, et les achats sur le marché, ils n’oublient rien !

Tous les enfants se lancent aussi, avec certains papas, dans la fabrication d’un four à pizza. Cela commence avec un tout petit qui va permettre de faire cuire des marshmallows, pour finir avec un beau four qui nous permet de passer de chouettes soirées pizzas !

Malheureusement, celui dont on a tout fait pour qu’il ne s’invite pas chez nous a fini pour nous atteindre : le COVID !

Cela commence avec nos louveteaux. À tour de rôle, ils sont un peu fracassés avec de la température et un mal de tête. Avec un peu de paracétamol et du repos, ils sont guéris en une journée.

C’est ensuite à mon tour (Sylviana). Nous sommes dimanche, et la journée commence en beauté avec un magnifique soleil. Je décide de sortir ma machine à coudre pour poursuivre mes travaux. Mais au bout d’une heure, je commence à me sentir faible. Je me dis que c’est sûrement dû au fait que je suis en plein soleil. Je range tout et monte me reposer dans notre Louvière. Et là, c’est le début de la descente aux enfers. Pendant 6 jours, j’ai cru mourir une dizaine de fois, et ne jamais m’en remettre un millier de fois. J’ai dormi des heures et des heures, sans jamais réussir à me relever.

Heureusement, pendant les 4 premiers jours, Yannick est en pleine forme. Il gère notre meute en beauté. Et nos louveteaux font preuve de beaucoup d’attention et de gentillesse en prenant soin de moi.

Mais le quatrième jour, ce vilain virus s’en prend à Yannick. Mal de tête et beaucoup de fatigue pendant 3 jours. Contrairement à moi, il réussit à se lever pour préparer le déjeuner et le dîner pour les enfants. Quant à ces derniers, ils sont juste géniaux.

Je vous avoue que même si nous avons pas mal souffert de ce virus (et quelque peu contrarié que d’autres l’aient chopé sans nous en parlé), nous sommes quand même contents d’être entourés, et surtout que nos louveteaux ont des copains avec qui jouer toute la journée.

Samedi 2 avril, j’ai 41 ans, et je me sens beaucoup mieux. Bien que la fatigue soit encore présente, je peux me lever, manger, m’occuper des enfants, et discuter ! Pour cette belle journée, le soleil est au rendez-vous. On profite de la mer (Yves emmène tous les enfants faire un tour en bateau), on mange des pizzas.

En plus d’être le jour de mon anniversaire, c’est aussi le premier jour du ramadan !

Lundi 4 avril, nous quittons la plage de Mavikent. Nous avons rendez-vous demain matin à l’immigration à Antalya pour renouveler notre visa. Nous allons donc nous poser pour la nuit au canyon de Güver.

Mardi, nous allons donc à l’immigration, sauf que cela ne se passe pas comme prévu. En effet, lors de notre prise de rendez-vous en ligne, le site nous a donné la date du 5 avril, mais sur le dossier, la date indique le 29 mars… Nous sommes donc très en retard !!!

Après quelques explications, la personne de l’accueil nous fait entrer dans le bâtiment, mais sur place, le responsable ne veut rien savoir, nous ne pouvons pas déposer notre dossier physique. Bug informatique, et faute d’inattention… Tant pis, nous revenons à Ookami à refaisons notre dossier en ligne pour avoir une nouvelle date. Rendez-vous pris le 19 avril prochain.

Pas question de se laisser démoraliser ! Nous partons nous balader dans les petites rues du vieil Antalya, on s’arrête dans un salon de thé pour manger quelques gourmandises sucrées (cheese-cake au citron, tiramisu) et boire un café latte. Après cette promenade, nous retournons au canyon pour la nuit.

Le lendemain, nous reprenons gentiment la route en direction de Mavikent. Nous faisons un premier arrêt pour découvrir le site antique de Phasélis. La cité a été fondée par des colons de Rhodes en 690 av. J.-C. D’après la légende, le terrain, sur lequel se situe la ville, aurait été acheté contre du poisson séché. Par ailleurs, ses habitants pratiqueraient la piraterie et les responsables offriraient la citoyenneté aux étrangers, attirant ainsi des personnes peu recommandables… Phasélis passe aux mains des Grecs avec Alexandre le Grand, puis des Romains avec l’empereur Hadrien. Après des attaques arabes puis seldjoukides, les habitants ont fini par abandonner la ville.

De part et d’autre de la grande rue, nous y découvrons les ruines d’un aqueduc, des thermes, une agora ainsi qu’un théâtre.

Avant de partir, nous profitons des petites plages du site pour nous rafraîchir et juste profiter.

Après notre visite, nous allons à Yanartas. Nous nous posons sur le spot du terrain de foot, où nous retrouvons Tania et Esteban. Nous y passons la fin d’après-midi, et nous dînons. Après manger, nous allons voir les chimères. Nous y avions été il y a tout juste un an. Mais cette fois-ci, nous y montons de nuit, et avec des marshmallows ! Ce lieu est vraiment magique, et surtout avec la nuit qui apporte un peu plus d’imaginaire.

Jeudi 7 avril, nous partons après l’école pour visiter le site antique d’Olympos. La cité hellénique, qui date du IIe siècle av. J.-C., est encore en cours de dégagement et de restauration. Nous pouvons tout de même y voir les vestiges d’un temple du IIe siècle, des sarcophages, des ruines de maison. En hauteur, nous apercevons également les ruines d’un château médiéval.

Nous longeons la rivière jusqu’à arriver sur la plage protégée en raison de la présence de tortues de mer qui viennent y pondre leurs œufs.

Nous allons ensuite sur la plage de Mavikent, où nous fêtons les 7 ans d’Eliott, le fils des P’tits Suisses. Au programme, pinata, bonbons, petits cadeaux, gâteaux et soirée pizzas. Nous sommes ravis de passer cette dernière soirée, bien entourés !

Vendredi matin, nous nous réveillons pour la dernière fois sur la plage de Mavikent. Nous aurons passé exactement 118 jours ici. C’est un peu comme chez nous, nous y avons pris nos habitudes, nous y avons passé de merveilleux moments, mais il est grand temps de partir. Nous avons besoin de bouger, de découvrir d’autres paysages, de rencontrer de nouvelles personnes, de profiter de nouveaux jardins.

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