À la découverte de la capitale géorgienne

À la découverte de la capitale géorgienne

Nous quittons notre dernier spot arménien en direction de la Géorgie et de sa capitale, Tbilissi. La vingtaine de kilomètres qui nous sépare de la frontière se fait sur une route qui est plutôt une piste.

Nous arrivons enfin au poste-frontière arménien. Yannick sort avec les enfants pour entrer dans le bâtiment pour faire tamponner leurs passeports. De mon côté, je reste dans Ookami pour m’occuper de la sortie de notre maison roulante et de la mienne. La sortie de l’Arménie se fait très facilement et en 5 min.

Côté Géorgie, tout se passe très bien également. Yannick part à nouveau avec les enfants dans les bureaux. Et moi, je reste avec Ookami. Le douanier a vérifié rapidement à l’intérieur du véhicule. Tout est OK pour lui. Il a plus eu du mal à comprendre que nous faisions Géorgie-Arménie-Géorgie. Il a insisté à plusieurs reprises sur le fait que je vienne d’Iran. Je lui ai même proposé de lui montrer notre itinéraire pour qu’il comprenne. Finalement, le coup de tampon est apposé sur mon passeport. Je me gare un peu plus bas et j’attends le reste de ma meute. Nous serons restés 45min au poste-frontière avec 40min d’attente, car il y avait beaucoup de monde.

C’est parti, nous pouvons poursuivre notre vadrouille géorgienne. Notre première destination est le parc national de Tbilissi. Nous y retrouvons nos amis les Mamatoch, les Truck Much et les Fées autour du monde.

Malheureusement, cette journée ne se termine pas comme nous l’aurions aimé. Nous connaissons notre première mésaventure. En effet, Yannick avait travaillé sur l’ordinateur d’un des copains et avait laissé le sien avec sur la table de leur camping-car. Malgré le fait que nous étions tous réunis autour des véhicules, quelqu’un a réussi à s’introduire à l’intérieur et a volé l’ordinateur de Yannick ainsi que le sac à main de notre copine (heureusement, il n’y avait rien dedans !).

Notre première émotion est l’incompréhension, puis la colère. Nous allons nous coucher avec beaucoup de tristesse, mais la nuit porte conseil ! Le lendemain, nous nous réveillons avec, à la place de ces émotions négatives, mais nécessaires, l’acceptation du fait. Notre optimisme et notre positivité ont repris le dessus !

Cette nouvelle journée est l’occasion de fêter les 7 ans de Gabriel des Fées. Les enfants sont au taquet ! Ils préparent une super chasse au trésor pour que Gabriel trouve tous ces cadeaux. Les mamans quant à elles ont préparé les gâteaux. C’est parti, la fête peut commencer !

Le lendemain, nous partons à la découverte de la capitale géorgienne : Tbilissi. Nous nous garons sur un parking le long de la rivière… L’endroit s’annonce bruyant pour la nuit avec le skate park à côté, mais il nous offre la possibilité d’être en centre-ville et d’arpenter les rues à pied.

C’est parti pour la découverte de Tbilissi !

Nous commençons donc notre escapade citadine avec la Tour de l’Horloge. Ce monument est magique, comme sorti d’un conte de fées. Et en plus, en dessous se trouve un théâtre qui accueille des spectacles de marionnettes (douce pensée pour mes parents !). La Tour a été construite en 2010 par Rezo Gabriadze. Cette Tour offre le spectacle du « Cycle de la vie ». Ce spectacle se joue à midi et à 19h. Malheureusement, nous ne verrons pas ce spectacle. J’ai tout de même trouvé une vidéo pour vous le partager.

Puis, nous entrons, un peu par hasard, dans la basilique d’Antchiskhalh. C’est l’une des plus anciennes églises de la ville qui date du VIe siècle.

Il est midi, les enfants ont faim ! Nous faisons un arrêt pour manger des Khatchapuri (pain fourré au fromage) et des genres de beignets fourrés à la pomme de terre.

Sur notre chemin, nous entrons dans la cathédrale Sioni. Cette cathédrale orthodoxe date du XIIe siècle. Les reliques de Sainte Nino y sont vénérées.

Pour le dessert, nous faisons une pause devant un petit cabanon qui propose des gaufres/glaces énormes. La petite mamie les prépare en live et tout est fait maison, y compris la chantilly.

Juste avant cet arrêt gourmand, avec Luna, curieuses que nous sommes, nous entrons dans un atelier qui reproduit des icônes religieuses. Nous observons dans le silence ce travail qui nécessite beaucoup de concentration.

Après avoir englouti nos gaufres/glaces en errant dans les rues de la capitale, nous allons faire un tour au musée de l’illusion. C’est l’occasion de s’amuser dans des œuvres originales et d’avoir aussi la tête qui tourne !

Notre chemin nous amène ensuite à la forteresse de Narikala dans laquelle nous entrons. Cette forteresse du IVe siècle surplombe la capitale Tbilissi et nous découvrons l’église Saint Nicolas. De là, nous apercevons la statue Kartlis Deda, emblème de la capitale géorgienne. Elle représente une femme symbole de l’hospitalité et de la défense de la liberté.

En redescendant, nous faisons une pause rafraichissante à la chute d’eau Leghvatakhevi. Haute de 22m, elle se situe en plein cœur du vieux quartier de Tbilissi. Nous passons ensuite par le quartier des bains de soufre.

Nous terminons cette promenade citadine par la cathédrale de la Trinité, construite en 2004 sur la colline de Saint-Élie. Depuis son parvis, nous avons une formidable vue sur Tbilissi et le fleuve Koura.

Pour le retour, nous passons près du téléphérique de la ville qui permet de relier la partie haute et la partie basse de la ville.

Puis, nous empruntons le pont de la Paix qui surplombe le fleuve Koura. Ce pont à l’architecture hyper moderne relie le vieux Tbilissi et les quartiers plus récents.

Nous avons beaucoup aimé cette capitale très vivante qui nous ravis avec toutes ses œuvres de street art. Les rues de Tbilissi sont couvertes de cet art que nous aimons tant.

Et des artistes comme GoshaArt nous ont particulièrement touchés.

Après avoir marché 8h dans les rues de Tbilissi, nous arrivons à Ookami, fatigués. Mais les enfants ont encore un peu d’énergie pour faire du vélo et de la trottinette sur le parking quasiment vide. Nous terminons cette soirée par un temps au skate park à regarder ces enfants, ados et jeunes adultes s’entrainer sans cesse sur leur skate, leur trottinette, mais aussi leur vélo. Nos louveteaux sont épatés par certaines démonstrations. Et nous aussi !

Après une nuit très chaude, et un peu bruyante, nous partons faire un tour au centre commercial de la capitale. Eh oui, nous devons racheter un ordinateur à Yannick pour qu’il puisse continuer à travailler. Nous trouvons son bonheur chez Apple. Nous faisons une pause déjeuner dans un petit restaurant à l’intérieur. Yannick nous fait aussi découvrir les donuts de chez Dunkin Donut qu’il mangeait à New York, il y a 20 ans !

Nous allons ensuite nous poser à Mtskheta, sur les bords de la rivière Mtkhvari. Yannick passe l’après-midi à récupérer toutes ses données professionnelles. Pendant ce temps, les enfants jouent dehors et dessinent, et moi j’écris.

Le lendemain, nous allons visiter, à pied, la cathédrale de Svétitskhovéli. Une ancienne légende gravite autour de cette cathédrale. Ainsi, on raconte qu’Elias, un juif qui avait assisté à la crucifixion de Jésus, racheta la tunique de ce dernier à un soldat romain. En rentrant chez lui à Mtskheta, sa sœur Sidonie saisit la tunique et fut submergée d’une telle émotion qu’elle en mourut. On ne put lui faire lâcher la tunique. Alors, son frère l’enterra avec. Un cèdre du Liban poussa sur sa tombe. Les bâtisseurs de la cathédrale auraient utilisé le bois de ce cèdre pour fabriquer les sept piliers. Au moment de les placer, le septième s’envola. Sainte Nino pria toute une nuit et parvint à faire revenir ce pilier qui reprit vie et produit un liquide miraculeux.

Ainsi la cathédrale Svétitskhovéli doit son nom à cette légende, nom qui signifie « pilier qui donne la vie ».

Nous reprenons ensuite la route, et faisons un arrêt au village d’Okami. Nous ne pouvions pas passer à côté sans nous y arrêter. Il n’y a rien à voir, mais le fait que ce village porte le nom de notre camion rendait ce passage obligatoire ! Nous en profitons pour faire le plein d’eau.

Pour le repas du midi, nous nous arrêtons sur les bords du fleuve Koura. Finalement, nous resterons ici tout l’après-midi et nous en profiterons pour nous baigner et nous rafraichir. Quant à nos louveteaux, ils se posent juste sur le bord, les fesses dans l’eau, et ils jouent avec la glaise et s’inventent des histoires de dragons ! J’ai même le droit à un masque corporel.

Après cette pause ressourçante, nous poursuivons notre chemin en direction du nord de la Géorgie.

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