Nous avons quitté Tolède et rejoint les Bardenas Reales. Enfin, pas tout à fait. Pour l’heure, nous nous sommes posés à Arguedas. Juste à quelques kilomètres. Nous avons choisi de nous poser ici, car il y a des départs de randonnées. Et comme on aime ça, c’est parfait ! En fin d’après-midi, nos amis Julie et Nico (qui nous avaient dit au-revoir à Los Barruecos), nous rejoignent. On est ravis de les retrouver ! 

Le lendemain, nous partons en tout début d’après-midi pour marcher jusqu’à l’Ermitage de la Virgen del Yugo. Sur la carte, il est prévu 4,6 km de marche à l’aller. Juste parfait ! On se lance sur un chemin en terre battue. sur quelques kilomètres. Mais vraiment trop peu à notre goût puisque, assez rapidement, on trouve une route bitumée qui va nous mener jusqu’à destination. Ça grimpe, ça grimpe ! Et quand nous arrivons enfin, les enfants sont ravis mais retrouvent tout de suite beaucoup d’énergie pour profiter de l’aire de jeux. 

Pendant qu’ils se défoulent, nous entrons dans la petite église Virgen del Yugo. La légende raconte qu’un paysan malade travaillait sur ses terres avec ses bœufs, sur la Sierra del Yugo. Fatigué, il fait une pause, pose son joug contre un arbre et il voit apparaître une image de la Vierge. Et surtout, il est guéri.

Après cette pause, nous reprenons la route pour rentrer à nos maisons. Et trois groupes se forment : les pressés qui ont froid et ont envie de rentrer rapidement (et Liam en fait partie) ; les “on marche au rythme de Maïa” (Yannick et moi … et forcément Maïa) ; et les pipelettes (Luna et Iris) qui rentrent 15 minutes après nous !

Le lendemain, on décide d’embarquer Yamato sur ses premières pistes dans le désert des Bardenas Reales. Bon rien de bien difficile, mais c’est quand même chouette de rouler sur une route qui n’est pas asphaltée ! En vrai, les Bardenas, ce n’est pas vraiment un désert. C’est plutôt un paysage semi-désertique. Et avec l’érosion causée par le vent, la pluie et avec le temps, il nous offre des décors plutôt sympa !

Il y a des moments où nous avions l’impression d’être en Capadocce,en Turquie, avec quelques cheminées de fées, mais aussi dans le Mangistaou, au Kazakhstan. Ces deux lieux sont beaucoup plus impressionnant, mais c’était chouette de se remémorer ces souvenirs. Parmi les éléments naturels incontournables ici, il y a la célèbre Castildeterria. Une sorte de tour naturelle. 

Ce qui nous a quand même bien marqué ici, c’est que c’est vert. Vraiment vert ! On ne s’y attendait pas. Avec le temps, l’homme a construit des systèmes d’irrigation et a appris à utiliser chaque goutte d’eau venue du ciel ou des petits cours d’eau. Tant est si bien que nous trouvons des cultures de céréales (blé, orge). Donc quand on roule, on peut admirer des paysages très arides (Bardenas Blanca), mais aussi plus végétalisés (Bardenas Negra).

Après ces quelques jours de pause, nous partons en direction de Saragosse. Premier objectif : trouver une station service qui n’est pas trop chère. On se dit que nous avons quand même de la chance d’être en Espagne. Le premier ministre espagnol a eu le courage de tenir tête au président américain, et de faire des choix pour son peuple. Et le choix de diminuer la taxe sur les carburants est vraiment positif pour les espagnols. Et pour nous aussi ! Donc, on trouve une station à 1,61€ le litre !!!

Nous arrivons à Saragosse en fin de matinée. L’heure parfaite puisque les estomacs crient famine ! Nous décidons de rester à Yamato pour la journée pour avancer sur nos projets pro. Julie et Nico nous rejoignent rapidement, mais ils décident d’aller visiter la ville l’après-midi. 

Samedi, après une matinée studieuse, nous prenons le tram pour aller dans la ville. On décide de déambuler dans la ville sans vraiment de but précis. On découvre les rues de la ville que l’on trouve vraiment différente des villes précédentes. Nous marchons ainsi jusqu’à la Basilique del Pilar. D’après la légende, la Vierge Marie serait apparue ici de son vivant à l’apôtre Saint Jacques le Majeur vers l’an 40. Lors de cette apparition, la Vierge lui aurait laissé un pilier de jaspe. Ce pilier est toujours là aujourd’hui, dans la basilique. Et il y a beaucoup de personnes qui sont ici pour le toucher et prier.

À l’intérieur de la Basilique, on peut aussi voir des œuvres de l’artiste Francisco de Goya comme “L’Adoration du Nom de Dieu” et quelques coupoles. Goya est né à quelques kilomètres de Saragosse et c’est ici qu’il a commencé en tant qu’apprenti peintre. 

Pour lui rendre hommage, la ville a créé un musée pour exposer ses œuvres. Malheureusement pour nous, le musée est fermé pour rénovation…

Bon, la découverte de Saragosse était sympa, mais la ville ne nous a pas fait vibrer !

Dimanche matin, nous prenons le temps de nous réveiller. On se lève tard. Bon, en vrai on se lève à l’heure normale, mais nous n’avions pas réagi au fait que c’était le jour du changement d’heure ! Pendant que nous traînons un peu au lit, nous entendons une annonce. Yannick comprend que nous n’allons pas pouvoir rester là très longtemps. Mais il est tout juste 8h00. Je prends même le temps de préparer des pancakes.

Et puis, la police (parce que c’était elle qui était passée), revient pour faire à nouveau son annonce. Il est 9h00 et autant te dire que nous ne sommes pas du tout prêts ! Je viens juste de finir de cuire les pancakes !
Toutefois, Yannick préfère quand même que l’on s’active vraiment pour partir. Alors, il mange rapidement son petit-déjeuner et, pendant que les enfants mangent, nous rangeons Yamato. Yannick démarre le moteur et nous prenons la route. Nous n’avons même pas pris le temps de boire notre thé !!!

Il est (trop) tôt, alors, quitte à rouler, Yannick préfère aller loin. En plus, comme nous sommes dimanche, il n’y a personne sur la route. 

Après 3 heures de route (oui, quand même), on s’arrête sur le spot qui va nous accueillir pour la nuit. Il fait super froid et il y a un vent de fou, mais dans Yamato, il fait super bon ! Alors, on reste à l’abri !!!

En fin de journée, une famille qui nous suit sur les réseaux nous rejoint. On prend le temps de discuter, mais il fait vraiment trop froid. Alors on rentre chez nous. On se reverra demain.

Le lendemain, nous reprenons la route pour nous rapprocher de Gérone et surtout de la frontière française (on doit être à Montpellier dans quelques jours). On trouve un spot dans une petite ville plutôt très calme. La famille nous a suivis ce qui permet à Maïa d’avoir une copine pour jouer. 

On décide de rester sur ce spot quelques jours. Nous sommes la semaine Sainte et, parce que nous allons avoir besoin de faire quelques courses avant de quitter l’Espagne. Mais jeudi, c’est mon anniversaire (et on n’a pas envie de faire de la route ce jour-là). Et vendredi, c’est férié, parce que c’est le vendredi Saint, et tous les magasins en Espagne sont fermés. Par conséquent, on fait une grosse pause ici. Et cette pause nous fait du bien ! On a le plaisir de retrouver ici une famille que nous avions rencontrée juste avant de quitter la France en décembre dernier. Et, entre l’école, le travail et la formation, on en profite pour papoter.

Juste à côté, nous pouvons aussi profiter d’un petit chemin qui nous permet de nous balader en nature. On longe une petite rivière. On emprunte même les tout petits sentiers qui nous offrent le plaisir de nous perdre dans le petit bois. 

Samedi matin, après les au-revoir, mais aussi avoir fait le plein d’eau, il est temps pour nous de prendre la route. Et cette fois-ci, on part directement pour la France. Juste avant de sortir de l’Espagne, nous profitons de faire le plein de carburant (à 1,69€ le litre de diesel, on ne va pas se priver), mais aussi quelques achats alimentaires pour être tranquilles quelques jours. 

Et zou, en route pour le Barcarès où nous allons passer la nuit. On connaît bien ce spot puisque c’est ici que nous étions venus pendant une semaine avant de prendre la route pour l’Espagne. La boucle est bouclée !!!

L’Espagne nous aura offert des paysages incroyables, des moments simples, des galères aussi… mais surtout cette sensation de liberté qui nous suit partout.
Et de l’autre côté de la frontière ? Eh bien, nous allons rester en France pour quelques semaines. Je ne suis pas sûre d’en parler ici, mais tu peux venir voir ce qui se passe sur les réseaux !