Les terres sauvages de l’Alentejo

Les terres sauvages de l’Alentejo

Nous changeons de région pour découvrir l’Alentejo. Nous quittons la côte ensoleillée de l’Algarve pour rentrer dans les terres. Les températures sont plus fraîches mais les paysages sont magnifiques.

C’est à Mertola, sur les bords de la Guadiana, que nous nous arrêtons. Mais, avant d’arriver, nous traversons le parc du Vale de Guadiana. Tout au long de la route, nous voyons des dizaines de nids de cigogne, perchés au sommet des poteaux électriques ainsi que sur les branches des arbres. Et, au détour d’un virage, nous voyons un panneau nous indiquant la présence de lynx !

Alentejo - lynx

Nous ne pensions pas voir un tel panneau ici ! En cherchant, nous apprenons ainsi que le parc abrite des lynx d’Ibérie. Cette espèce est en danger critique d’extinction. Pendant l’été 2019, dix bébés lynx sont nés au cœur du parc. Les terres de l’Alentejo accueille ces lynx et les protège avec l’aide de l’Institut de la Conservation de la Nature et des Forêts, depuis 2015.

Nous trouvons donc un joli spot sur les bords du Rio Guadiana. Un lieux paisible où nous prenons plaisir à écouter l’eau de la rivière.

Après avoir profité de la douceur de notre spot, nous partons découvrir la ville de Mertola. Le château fortifié domine les maisons blanches et le paisible Rio Guadiana. Nous avons aussi beaucoup aimé flâner au fil des ruelles de ce petit village.

Le lendemain, nous allons visiter la ville fantôme de São Domingos. Sur cette ancienne mine de cuivre, fermée dans les années 1960, nous pouvons encore trouver de vieilles maisons de mineurs, des bâtiments de bureau et des machines délabrées. En empruntant une piste rouge, nous découvrons les roches les traces des anciennes lagunes créées pour la décantation des minerais.

Et cela pose un vrai problème écologique ! En effet, l’eau est devenue très acide et donc très nocive pour la terre. Le plus dangereux est que ces eaux se mêlent à celles retenues par le barrage de la rivière Chança qui sert à l’irrigation et à la consommation des habitants de la région. Un vrai danger pour les hommes, les animaux et la végétation de cette région de l’Alentejo !

Nous reprenons alors la route en direction d’Evora. En chemin, nous nous arrêtons à Oriola, près du barrage de Albergaria dos Fusos. Un lieu paisible près de ce petit village qui nous permet de faire le plein d’eau. Nous allons rester ici pendant deux jours pour nous ressourcer.

Ensuite, c’est à Evora que nous allons. Cette cité médiévale nous offre une belle architecture avec la cathédrale São Francisco et les vestiges du temple romain avec ses 14 colonnes corinthiennes spectaculaires.

Cette « perle de l’Alentejo » nous dévoile un site un peu particulier, mais que nous avons beaucoup aimé : la Capela dos Ossos. Ce lieu, quelque peu macabre et bizarre, est tapissé d’ossements et de crânes de 5 000 défunts, entreposés ici au 17ème siècle par des moines franciscains afin de libérer de la place dans les cimetières des églises et des monastères de la ville.

A l’entrée de cette chapelle, on peut aussi lire l’inscription : « Nous, les ossements gisant ici, attendons les vôtres ». Drôle d’invitation !

Nous décidons de faire une halte culturelle au musée de la fondation Eugénio de Almeida. Des œuvres contemporaines y sont exposées. Nous avons également pu voir la Casas Pintadas. Une galerie à ciel ouvert dont les murs sont ornés de fresques du 16ème siècle. Les peintures représentent des créatures réelles et imaginaires, dont des oiseaux, des lièvres, des renards, un basilic, une sirène ou encore une harpie.

Avant de partir, nous avons également fait une pause à la Pasteleria Conventual Pão de Rala. Cette pâtisserie propose de merveilleuses spécialités sucrées, dont le pão de rala, un gâteau aux jaunes d’œufs, sucre, zeste de citron et amandes. Nous avons pris une petite sélection que nous avons dégustée dans le jardin public.

Après une nuit en forêt, près de Nossa Senhorada Tourega, nous allons découvrir le site des Cromeleques dos Almendes. Nous empruntons une piste qui serpente entre les oliviers et les chênes-lièges. Sur place, nous trouvons alors un spectaculaire ovale de 95 pierres dressées. C’est l’un des plus important groupe mégalithique de la péninsule Ibérique. Sur certains monolithes, nous distinguons des signes symboliques gravés. Notre imagination prend alors le dessus et nous entrons dans la peau des druides, des hommes et des femmes qui étaient sur place pour des assemblées ou des rites sacrés.

C’est sur cette dernière visite que nous quittons l’Alentejo. Nous trouvons un joli spot sur les hauteurs de Sesimbra, avec une magnifique vue sur l’océan. Une pause ressourçante avant la folie de demain …

Partager :Share on Facebook
Facebook