Quand le Maroc nous ramène en enfance

Quand le Maroc nous ramène en enfance

Nous partons pour Tarfaya, la ville du Maroc qui aurait inspiré « Le Petit Prince » à Antoine de Saint Exupéry !

Avant d’arriver dans la ville, nous faisons une pause déjeuner face à l’océan. Devant nous gît l’épave de l’Assalama, de la compagnie espagnole Armas. Ce bateau a échoué en 2008 près du port de Tarfaya et malgré les demandes du Maroc, il est toujours là. Il entraine un véritable désastre écologique en déversant des substances dangereuses et toxiques.

Nous arrivons donc à Tarfaya. Anciennement appelée Cap Juby, cette ville du Maroc a été marquée par la présence de l’aéropostale. En 1927, Antoine de Saint Exupery y sera chef d’escale et y restera 18 mois. C’est pendant ces mois passés dans le Sud marocain que l’auteur écrivit son roman « Courrier Sud ».

Tarfaya serait le décor du célèbre livre « Le Petit Prince ». En 2004, l’association « Les Amis du Petit Prince » a créé un musée dédié à la vie de l’auteur, de son enfance jusqu’à sa mort. Un bel hommage pour cet homme qui a su, et sait toujours, nous faire rêver avec son Petit Prince.

Après cette chouette visite, nous partons nous poser quelques jours dans la lagune de Naïla, située dans le parc de Khenifiss. C’est un endroit magique où nous voyons se marier avec harmonie l’océan, les dunes de sable ainsi qu’une végétation riche qui accueille plusieurs milliers d’oiseaux venus y passer l’hiver. Nous resterons trois jours ici à profiter du calme malgré le vent qui souffle plus fort de jour en jour.

Pendant ces trois jours, nous partons voir les chutes de Khawi Nam. Nous empruntons, pendant une heure, une piste qui parcourt le Parc de Khenifiss. En plein cœur du Sahara, nous découvrons alors ces chutes impressionnantes (les 2ème ou 3ème d’Afrique) . Toujours en eau, nous admirons ce paysage à moitié lunaire. Des croûtes de sel remontent à la surface de la terre et sur l’eau. Nous rentrons ensuite sur notre spot à la lagune de Naïla pour la nuit.

En repartant de la lagune de Naïla, nous faisons une pause à Akhfenir pour admirer le Trou du diable.

Nous partons ensuite pour les cascades de Fask. Situées dans la région de Guelmim, elles nous donnent une grosse bouffée d’oxygène et une bonne dose de verdure. Tout ce désert du Maroc c’est sympa, mais nous sommes en manque de rivière qui coule à flots et de forêts. L’environnement de ces cascades est verdoyant, l’eau coule et cela nous fait un bien fou. En plus, le soleil est de la partie et nous sommes abrités du vent. Nous en profitons donc un max. Les enfants jouent avec l’eau et tout ce qui les entoure. Quant à nous, cela nous permet de faire le point sur nos projets et la suite de notre vadrouille en toute sérénité !

Après une nuit au camping l’Oasis à Tighmert (plein d’eau oblige), nous reprenons la route et traversons une tempête de sable. Nous arrêtons dans l’ancien institut de recherche présaharienne de Aouintet Torkhoz. Cette station de recherche a été fondée par Jean-Bertrand Panouse. Les études qui y été faites étaient en lien avec la sismologie, la géologie, la botanique et la zoologie. L’institut a malheureusement été abandonné il y a plusieurs années et ainsi, nous visitons des ruines.

C’est reparti ! Sur la route vers Tafraout, nous faisons une halte pour la nuit près de Icht. L’occasion pour faire une géocache et de découvrir des gravures rupestres.

Direction Tafraout et ses rochers bleus ! Pour nous y rendre, nous traversons les magnifiques et verdoyantes gorges d’Aït Mansour. En plein cœur de la vallée des Ammeln, de sublimes oasis et de petits villages atypiques parsèment notre route. Entre le rouge des montagnes, le vert des palmiers et les roses et blancs des arbres en fleurs, nous sommes sous le charme de ces paysages.

Nous arrivons enfin sur le site des rochers bleus et les Dreamy Nomads nous y rejoignent dans l’après-midi. Nous nous baladons au milieu de ces rochers peints, des arganiers, des amandiers et des oliviers. En 1984, l’artiste belge Jean Vérame a eu la drôle d’idée de peindre en bleu des rochers en plein désert. Il lui aura fallu 19 tonnes de peinture pour réaliser son œuvre. Tous les ans, une équipe de peintres locaux vient raviver les couleurs de ces énormes rochers (et en profite pour rajouter des couleurs et des rochers !). L’artiste a réalisé cette œuvre, ici au Maroc, mais en a fait bien d’autres à travers le monde.

Après deux journées passées dans ce magnifique paysage (je ne parle pas forcément des rochers peints), nous reprenons la route en direction de l’Oasis de Fint. Avant, nous faisons une halte à Tafraout, la capitale de la babouche. Un petit tour dans le souk de la ville, où ces chaussures sont reines.

Après une nuit au milieu de nulle part, nous arrivons enfin à l’Oasis de Fint. Nous y retrouvons plusieurs familles voyageuses. Pendant trois jours, nous allons profiter de cette jolie parenthèse à plusieurs. Nous échangeons sur nos vies nomades, nos projets à venir. Les enfants passent des heures à jouer et s’imaginer de formidables aventures ! Nous passons également une superbe soirée à l’auberge de la Roche Noire. Nous y dégustons un délicieux couscous (végétarien pour nous) au rythme des percussions et des chants !

Après ces trois magnifiques journées, nous repartons, direction le nord du Maroc, en traversant l’Atlas !

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