Nos premiers jours en voyage

Nos premiers jours en voyage

Ce mercredi 25 avril a été pour nous le point de départ de notre premier voyage en famille, un petit road trip d’un mois environ vers Montpellier puis la Costa Brava en Espagne pour se tester, pour prendre quelques marques et aussi pour voir la réaction des enfants à ce mode de voyage.

La prise de marques

Cela aura été un de nos plus grands défis ! En effet, jeune je n’ai fait que peu de nuit en tente, Sylviana est pour sa part habituée à bouger en tente, en camping car … Ses parents, marionnettistes de métier, étaient une bonne partie de l’année sur les routes pour les spectacles, donc la vie nomade, elle en a eu déjà un bel aperçu ! Et puis pour corser le défi, le fait de voyager en voiture avec notre tente de toit pour chambre, une tente pour salon, cela limite grandement le confort par rapport aux autres véhicules aménagés. Après avoir passé des mois à réfléchir, penser et imaginer comment nous pourrions vivre au quotidien, nous nous sommes inspirés de plusieurs familles voyageuses et avons définitivement choisi la configuration monospace/tentes.

Ce choix nous permet de rester très mobile et en ville on passe inaperçu ! Nous sommes beaucoup moins encombrant qu’un camping car, et largement plus économe en carburant aussi avec un peu moins de 7 litres pour 100km, quand on prend en compte que le principe du nomadisme est de bouger, cela finira forcément par se ressentir sur le budget ! La tente que nous avons choisie pour le toit s’installe en 2 minutes et se range en autant de temps ! Donc, l’installation n’est même pas un souci, en dehors du fait que sur un parking en ville, on est moins discret, donc pour nous c’est camping en pleine nature.

Mais au milieu de tout ça, il y a aussi quelques points plus délicats à gérer, comme la consommation en eau. Avec 2 réservoirs de 40 litres et un jerrican de 10 litres, nous avons une autonomie en eau très relative avec un total donc de 90 litres d’eau. Cependant, nous avons passé nos 3 premiers jours coupés du monde, avec moins d’un réservoir ! À nous d’être économes ! Mais de nombreux endroits nous permettent de pouvoir faire le plein en eau, dans les villes et dans les campings municipaux.

Un devant au pied des enfants et un autre derrière les sièges, ils sont en gris foncé.

Se tester

Avec ma faible expérience, je dois avoir dormi 3 nuits en tente en 35 ans, je viens à ce jour de doubler mon expérience ! Et pas forcément dans les conditions les plus « agréables » ! En effet, notre parcours nous amenait en premier vers Alès (pour récupérer notre tente) et nous avons pris le temps de descendre. La première nuit que nous avons passé en tente a été vers Seilhac, en Corrèze. S’il faisait un peu frais dans la soirée, le lendemain matin a été formateur : avec 1°C au réveil, les premiers rayons du soleil se seront bien trop fait attendre !

Pour la seconde nuit, nous nous sommes arrêtés à Saint Julien d’Arpaon, dans les Cévennes, il y faisait bien plus chaud le soir mais le matin avec 2°C, ça caillait bien encore, en plus comme nous étions entourés de deux montagnes, la fraîcheur du climat cévenol s’est fait sentir longuement dans la matinée !

 

Depuis notre excursion alésienne, nous sommes désormais équipés d’une vraie tente de toit plus adaptée pour y dormir à 5.

La nuit suivante à Assas, sur les hauteurs de Montpellier, baignée d’un climat forcément bien plus clément, aura été plus agréable et plus reposante.

Toutes ces nuits ont été surtout le théâtre à chaque fois d’une particularité merveilleuse : la vue panoramique sur l’étang de Bournazel à Seilhac, le son du ruissellement de la rivière la Mimente à Saint Julien d’Arpaon ou encore la vue sur les vignes à Assas. Sans compter sur les bruits de la vie environnante : les oiseaux diurnes et nocturnes, les grenouilles, les insectes, le vent … Se retrouver ainsi au cœur de ce spectacle, c’est juste magique !

Lever de soleil à Seilhac

 

Les enfants

L’autre grande inconnue de cette expérience, c’est la réaction de nos enfants. Nous leur parlons depuis longtemps de ce que serait une vie sur les routes, la découverte du monde est la chose qui leur fait le plus briller les yeux ! Après notre expédition martiniquaise, nous avons vu que les enfants n’étaient pas gênés par le fait de ne pas « appartenir » à un endroit, à une ville. Ils s’étaient très vite adaptés et loin de leur routine nantaise, ils avaient su aisément caler leur rythme sur celui que nous nous étions donné.

Luna et Maïa, non pas qu’elles en sont friandes, n’ont jamais été très gênées par la route. Liam n’en était pas un grand fan et était souvent malade, mais je pense qu’avec la perspective de cette vie de « vagabond » comme il aime à le dire, il a certainement dû ajuster son corps à ce projet. Désormais, plus de difficulté pour lui et les journées où l’on fait beaucoup de kilomètres ne sont plus qu’une formalité !

Mais nous avons dû aussi les préparer au fait que leur salle de jeux actuelle de 10m² allait devoir se réduire à un sac à dos chacun … Là où l’on aurait pu croire au désespoir le plus total, ils se sont au contraire montrés très enthousiastes et n’ont pas attendu que nous partions pour préparer chacun leur sac !

Et maintenant ?

Et bien, on sait que notre premier voyage ne durera pas plus d’un mois car j’ai ma formation pour ce nouveau métier qui me permettra de travailler à distance. Mais nous savons que cette nouvelle vision de ce que pourrait être notre vie d’ici quelques temps, est plus que bien accueillie par toute la famille, donc cela va nous encourager à aller toujours dans cette direction.

Aujourd’hui le monde s’ouvre à nous grâce à ce nouveau mode de vie !


3 commentaires sur “Nos premiers jours en voyage”

  • 1
    Olivia le 29 avril 2018

    Je suis contente de lire que cela vous plait.
    Nous bougeons sur les routes depuis 13 ans déjà et je sais le bien que cela apporte aux enfants.
    Bon voyage 😉

  • 2

    Bonjour à toute la petite famille, je suis heureuse de lire ces lignes et j’adore votre projet, nous aussi nous voulions traverser le monde avec juste une tente de toit, comme vous, mais au final, Dimitri surtout à besoin de plus d’énergie pour le développement web, c’est d’ailleurs aussi au fond une raison au fait que nous n’avons plus le camping-car et maintenant que nous sommes en sac à dos et en hôtel ou airbnb. Tout ça pour dire que je trouve formidable, je vous encourage, je vous soutiens à 500 et encore plus. Les enfants vont adorer, je suis certaine qu’ils sont comme les nôtres, car nous avons une vie si similaire. Cassandre préfère les bâtons aux jouets, Quentin construire des trucs, monter aux arbres, cette vie en pleine nature est juste un pur bonheur ! Cassandre aussi n’aimait pas la route, elle était malade, elle a passé des moments la pauvre, des trajets où nous avons renoncé à notre destination finale, car elle n’était pas bien, mais où est le souci, nous avions un véhicule pour dormir partout;) . Aujourd’hui ce n’est toujours pas son dada les transports en général, mais du haut de ses 4 ans elle s’y accommode comme une grande. Pour le froid, ça aussi cela ne va pas être un problème, car quand vous allez être définitivement sur les routes, vous voyagerez comme les oiseaux migrateurs, avec le temps, juste et assez chaud pour profiter autrement. Bien sûr il y aura des moments de doute, des moments d’énervement, mais ça passe super vite, car tu te retournes, tu vois notre mère nature et voilà que tout le négatif s’envole en une fois ! Je vous souhaite vraiment tout le bonheur du monde, je vais continuer à vous suivre de très prêt jusqu’au jour où comme nous vous serez sur les définitivement sur la route et où peut être on se croisera à l’autre bout de notre belle nature.

  • 3
    Yannick le 30 avril 2018

    @Stéphanie : La discussion que nous avons eu il y a quelques mois m’avait beaucoup aidé à prendre des décisions qui nous ont radicalement dirigé pour vivre pleinement notre projet.
    Merci pour ces échanges et la joie que tu transmets ! Et j’espère qu’un jour nous nous croiserons quelque part au bout du monde !

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