La mosquée Assalam, la grande mosquée de Nantes

Encore à l’occasion des journées du patrimoine, nous visitons un lieu inédit pour les enfants : la grande mosquée de Nantes.

À notre arrivée, petit rituel, tout le monde en chaussettes !

Puis nous voilà invités à entrer dans la salle de prière des hommes. En entrant, on est plutôt impressionnés par le lieu, la salle est grande, une coupole avec un lustre splendide l’orne au plafond et sur les murs de nombreuses mosaïques, les zelliges, ainsi que des inscriptions en arabes la parent. Un immense tapis au sol avec de nombreuses marques nous intrigue jusqu’à ce que l’on nous apporte l’explication.

L’explication, et d’autres encore, nous serons données par fidèle bénévole qui nous racontera l’histoire de cette mosquée, qui remplace l’ancienne mosquée qui était située proche du stade Marcel Saupin.

C’est en 2009 que commencera la construction de celle ci, pour s’achever en 2012. Elle sera inaugurée le 17 novembre 2012.

Notre guide nous raconte rapidement l’histoire de la naissance de l’Islam et nous en explique sa pratique aujourd’hui, essentiellement à travers les prières au nombre de 5 dans la journée.

Il nous explique aussi que toutes ces lignes sur le tapis sont autant de places pour les fidèles lorsqu’ils se réunissent pour les prières, la salle pouvant accueillir près de 1500 personnes, même si pendant les grandes fêtes ils tournent plutôt autour de 5000 personnes, qui se rassemblent donc aussi autour de la mosquée comme ils sont trop nombreux.

Une spécificité de la prière nous a beaucoup marquée : celle de l’unicité. Quand un musulman prie, il colle ses pieds et ses épaules à ceux des ses voisins. Ainsi ils ne font qu’un pendant la prière. Une dimension particulière est ainsi donné à celle ci, peut importe qui l’on est, ou qui sont nos voisins, on ne fait qu’un pour prier.

Ensuite, un autre fidèle prend la parole et nous raconte l’évolution architecturale des mosquées à travers le monde. Il prend entres autres en exemple la mosquée de La Mecque, celle de Paris en passant par Damas ou encore Samarcande.

Une attention est apportée à chaque détail lors de leur construction, comme le nombre de minarets, qui ne doit jamais dépasser les 7 de la mosquée de La Mecque, le dôme caractéristique, mais chacune est fortement influencée par les courants de chacun des pays dans lesquelles elles sont construites.

Après tout cela, c’est le recteur qui nous fait un petit topo sur l’Islam.

Il nous parle des 6 piliers de la foi islamique qui sont les fondements de cette croyance : croire en un seul dieu (qui transcende le temps et l’espace, qui ne peut être représenté par l’esprit car cela serait un blasphème), croire en les anges (qui sont les intermédiaires entre Dieu et les humains, cas particulier de Moïse qui est le seul à avoir échangé directement avec Dieu), croire dans les Livres (la Torah, les Psaumes, l’Évangile et le Coran), croire en les prophètes, croire au jour du Jugement Dernier, et croire au destin (que la création n’est pas un hasard, que Dieu a créé l’univers pour une raison).

Il a beaucoup insisté sur le message de paix, et non la vision guerrière que nous voyons souvent, martelant que ces extrémistes ne vivent pas le message de la foi qu’ils proclament à tort et à travers. Il a aussi appuyé le point de la tolérance, rappelant qu’il ne faut pas se tolérer mais s’accepter, car n’oublions pas que la tolérance montre toujours une forme d’effort, de quelque chose fait à contre cœur.

Nous avons beaucoup aimé son message.

Un délicieux thé nous a été proposé le temps de profiter au soleil du patio et de ses fontaines.

Ce fût une belle occasion pour faire découvrir un culte différent du notre aux enfants, afin de mieux comprendre la pluralité des croyances, leurs différences mais aussi leurs similitudes.