La semaine Sainte

09. avril 2017 Notre foi 0

La Semaine Sainte, Semaine de contemplation

1 – La Semaine Sainte commence le Dimanche des Rameaux.

Ce jour-là, Jésus avance vers Jérusalem assis sur un petit âne.
Dans ce déplacement, il n’est pas seul. Certains l’encouragent, le portent par la voix : « Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! » (psaume 18)
D’autres agissent en étendant sur son passage des manteaux ou des feuillages coupés dans la campagne. Tous disent que Jésus est important pour eux; il répond à leurs attentes, à leurs espérances. Sa passion pour Dieu et pour les hommes les touche profondément…

Jésus est admiré par certains ; il en gêne d’autres … Lorsqu’il fait passer l’homme avant le sabbat, l’amour avant la loi (c’est aimer qui fait « Vivre » de la Vie de Dieu), la prière avant le respect des rites, des sacrifices,…, il dérange, il scandalise beaucoup de monde… Certains vont donc chercher à le faire mourir.

Le jour des Rameaux, nous nous souvenons du bel accueil que la foule a réservé à Jésus. Nous venons à l’église avec des rameaux verts… et nous chantons notre joie! Ce jour-là, nous pensons aussi à la Passion de Jésus, à tout ce qu’il a souffert par Amour de Dieu et des hommes.

Voici un lien pour compléter cette partie sur Les Rameaux

2 – Le Jeudi Saint, le dernier repas,

Jésus sent que sa mort approche… Il pourrait fuir, se défausser, se cacher… Mais ce serait renier tout ce qui a fait la beauté, la profondeur de sa vie! Et puis, sa confiance, sa communion, son amour pour Dieu et pour l’homme sont si grands qu’il ne peut que continuer à les dire librement, jusqu’au bout, jusqu’à donner sa vie…

Le soir du Jeudi Saint, il va réunir ses amis autour d’un dernier repas .
Au cours de celui-ci, il va exprimer par des paroles et par des gestes, le sens profond de sa vie.

Jésus prend le pain, il remercie Dieu. Jésus prend le vin, il remercie Dieu. Jésus a le regard tourné vers Dieu.
Comme un père de famille, il adresse à Dieu une prière de remerciement pour les dons reçus.

Au cours du repas, le peuple juif faisait mémoire des merveilles que Dieu avait faites pour lui. Jésus ne l’oublie pas : il remercie Dieu pour ses Largesses, Sa Générosité Infinie. Et il va plus loin. (Marc 14,22)

Le soir de son dernier repas, Jésus partage le pain et le vin et les compare à son corps, à sa vie qu’il choisit librement d’abandonner entre les Mains du Père : « Ma vie nul ne la prend mais c’est moi qui la donne. » Jean (10,18) afin que les hommes sachent de quel amour il aime Dieu et ses frères, afin que les hommes sachent de quel Amour Dieu les aime: Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » Jean (15,13)

Jésus donne tout pour dire la Plénitude d’une vie avec Dieu et pour inciter ses amis à se mettre en marche. « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Jean(13,34)

Se mettre en marche vers L’Amour, c’est beau! Mais c’est difficile aussi… Il faut apprendre à marcher au rythme de chacun, et surtout des plus petits! Il faut devenir peu à peu « l’humble serviteur »… Jésus nous montre l’exemple en lavant les pieds de ses amis.

3 – Le Jeudi Saint, le lavement des pieds

Le Jeudi Saint, Jésus se met à genoux devant ses amis. Par ce geste, il leur signifie leur importance, leur grandeur, leur dignité aux yeux de Dieu:
« Tu comptes beaucoup à mes yeux. Tu es précieux pour moi … » Isaïe (43,1-4)
Par ce geste, il leur dit aussi qu’ils sont capables de Dieu, capables d’aimer, capables de se dépasser et de grandir vers plus d’Humanité. En eux dort un trésor infini qui ne demande qu’à être épanoui, qu’à grandir, qu’à être partagé afin de pouvoir être multiplié … Le partage mène à l’abondance.

Le Jeudi Saint, Jésus lave les pieds de ses amis. Par ce geste, il nous dit qu’aimer, c’est accepter de se mettre au niveau des plus pauvres, des plus humbles, des plus petits. Le plus important parmi vous doit être comme le plus jeune… » Luc (22-26)
Il s’agit d’apprendre à marcher au rythme du plus petit, du plus pauvre.Être avec lui et non au-dessus de lui.

Par ce geste, il nous dit aussi qu’aimer, c’est accepter de servir sans rien attendre en retour, accepter de devenir don de soi, générosité gratuite. « Celui qui commande doit être comme celui qui sert. »

On le voit bien, aimer est difficile ! Mais sur ce chemin, nous avons toujours une aide: celle de la prière, celle de la présence de Dieu à nos côtés…

4 – Le Jeudi Saint, Jésus va prier au jardin des oliviers : Marc (14,32)

En lisant cet évangile, nous pouvons percevoir deux réactions devant la difficulté, deux mouvements du cœur:

L’envie de s’éloigner du chemin difficile qui se dévoile :

« Mon cœur est plein d’une tristesse mortelle … » : Jésus sent la souffrance qui approche … On le sent triste, angoissé; il a peur … Bien sûr,il pourrait fuir ; il en a encore le temps … Mais fuir ce qui a fait la richesse, la fécondité, le bonheur de sa vie ne serait plus Vivre vraiment ! Renier L’Amour si pur, le Trésor fabuleux, la Générosité infinie de Dieu, serait vivre d’une vie morte, stérile, inutile… Et Jésus le sait bien… N’est-ce pas lui qui a dit : « Si tu veux la Vie, donne tout ce que tu as … »

Jésus a déjà beaucoup donné à Dieu et aux hommes. Mais aujourd’hui, ce qui lui reste à donner, c’est lui-même, son existence, sa vie … Mais pour cela, il lui faut mourir, quitter la terre et ses merveilles, quitter tout ce qu’il a essayé de construire, de mettre en route, quitter toutes les personnes qu’il a aimées … et tout cela le fait souffrir dans le tréfonds … Alors, il se tourne vers Le Père : « Père, tout t’est possible; éloigne de moi cette coupe de douleur. »

Oui, L’Éternel peut toujours agir ! Sa Vie Pleine et Généreuse, La Source de l’Abondance ne peut tarir … Il peut parler aux cœurs ouverts, aux cœurs prêts à l’accueillir; il peut parler aux grands prêtres, il peut parler à Pilate; il peut leur souffler une autre solution, les aider à réagir, à changer, à se lever, les aider à se mettre en marche vers une autre vie… Mais les cœurs sont endurcis, et les plus aimants -ceux des disciples- sont endormis, comme anesthésiés, trop faibles, trop craintifs pour se lever…

Existe-t-il encore un cœur qui veille?

L’abandon :

Jésus sait bien que les cœurs endurcis ne peuvent accueillir la Lumière de Dieu … et qu’ils resteront donc dans l’obscurité.
Jésus voit bien aussi les cœurs endormis de ses amis, ces cœurs qui ne peuvent entrer en prière.
S’il ne fuit pas maintenant, la route devant lui semble devoir rester bien noire …
Malgré tout, Jésus choisit de poursuivre la route avec Dieu: il s’abandonne pleinement, en toute liberté et en toute confiance entre les Mains du Père.« Père, non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux! »
Il n’y a plus de veilleurs pour accompagner Jésus; il n’y a plus de veilleurs pour accueillir Le Souffle Divin. Mais avec le temps, Dieu saura les réveiller …

Jésus se fait arrêter au jardin des oliviers. On le conduit alors chez le grand prêtre qui l’interroge …

Voici le coloriage qui va accompagner votre enfant : 23A – 13 avril 2017 – Jeudi Saint

5 – Le Vendredi Saint, Jésus meurt sur la croix

Le Vendredi Saint, Jésus est conduit devant Pilate et est condamné à mourir sur la croix. Un passant, Simon de Cyrène, l’aide à porter sa croix jusqu’au Mont Golgotha. Là, il est crucifié.

Le Vendredi Saint, Jésus souffre dans son corps mais aussi dans son esprit … Autour de lui, il ne reste que quelques femmes … Où sont donc tous ses disciples ? Où est la foule qui l’acclamait quelque temps plus tôt ? Où est Ce Père aimé et aimant, Cet Amour qui l’a si souvent porté ? « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Dieu se tait … Il semble absent …
Mais n’est-ce pas plutôt une certaine image de Dieu qui est absente ? L’image de l’ouragan qui écarte les obstacles du chemin … L’image de la tempête qui détruit ceux qui s’opposent à elle … L’image de la puissance qui force le cœur des hommes pour les obliger à changer, à se lever …

Aujourd’hui, Dieu se révèle discret. Il est humble Présence qui accompagne, qui porte, qui aide à aller jusqu’au bout du chemin, jusqu’à l’absence, la transparence totale, celle qui permettra à La Lumière de naître abondamment … L’Amour se fait silencieux, tout comme le premier souffle annonciateur de printemps.

Le Vendredi Saint, Jésus meurt sur la croix… Son corps est ensuite déposé dans un tombeau.

Pour compléter, voici un lien vers le Chemin de croix

Et voici le coloriage du Vendredi Saint 24A – 14 avril 2017 – Vendredi Saint

6 – Le Samedi Saint, Jour de silence et de méditation.

Voir plus bas les textes à méditer dont le texte du petit grain de blé.
Dans la nuit du samedi saint, les chrétiens se rassemblent à l’église pour proclamer et chanter leur foi en Jésus ressuscité !

 

7 – Le Dimanche de Pâques, Jour de la Résurrection.

Le Dimanche de Pâques est un jour de joie ! Bonne nouvelle, Jésus est ressuscité, il est vivant pour toujours !

Le tombeau est vide de la vie de Jésus …

Les femmes qui s’y rendent se l’entendent dire :
« Il n’est pas ici; il est revenu de la mort à la vie. » Marc (16,6)
« Pourquoi cherchez-vous celui qui est vivant parmi les morts? » Luc (24,5)

Les femmes sont effrayées, toutes tremblantes de crainte, elles gardent le visage baissé vers la terre (Luc 24). Elles vivent dans leur intimité, dans leur profondeur, une expérience qui les dépasse, les bouleverse … Comme si, au tombeau, elles avaient été touchées de la Vie même de Dieu ; comme si leur intériorité avait été transfigurée … Une lumière s’est installée en elles ; une certitude les a empoignées : Dieu est intervenu! Par sa puissance d’Amour, une vie nouvelle a surgi en elles et autour d’elles : « Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts. »

Les femmes sortent, quittent l’intimité divine, le Trésor découvert; elles s’enfuient loin du tombeau et gardent la Lumière en leur cœur … Elles ont peur de La libérer; elles ont peur de parler … Qui pourrait les croire ?

Personne n’a été le témoin direct de la résurrection mais quelque chose est arrivé à quelques femmes et quelques hommes …

Quelque chose qui a transformé leur vie, qui les a jetés sur les routes du monde : ils ont ressenti la manifestation d’une présence qu’ils ne reconnaissent pas tout de suite comme étant celle de Jésus (Emmaüs (Luc 24), Marie de Magdala (Jean 20)). Cette manifestation de présence peut prendre l’allure d’une vision, d’une parole murmurée, d’un souvenir qui effleure, d’une expérience intime, d’un geste qui frôle le cœur, d’un étonnement qui questionne, d’un feu qui brûle le cœur, … Parfois, elle prend l’allure d’une toute petite chose mais qui toujours comble, désarçonne, émerveille ! Une chose qui touche, qui parle fortement à l’âme, qui la saisit, la plonge dans l’Infini, la projette vers le Ciel, la pousse vers les hommes …
« L’ange » qui parle aux femmes les pousse à se lever, à ne pas s’enfermer dans la désespérance, à ne pas rester tournées vers le passé, vers la mort d’un tombeau mais à marcher vers La vie, à dire la « foudre » qui les a brûlées, à insuffler aux hommes le divin qu’elles ont perçu. « Allez vite dire! » Mt (28,7)

En quelques mots :

Le ressuscité reste présent autrement à ceux qui lui ouvre la porte de leur cœur ; chacun peut nouer une relation avec lui.
L’ouverture du cœur élargit la vie, l’agrandit à une autre dimension, l’épanouit sur une Autre Lumière.
L’ouverture du cœur transfigure et pousse vers une vie nouvelle… Les femmes qui quittent le tombeau ne portent-elles pas une lueur d’incarnation qu’elles vont risquer, malgré leur peur, de dire aux hommes?

Le passage par la mort a fait fleurir la vie sur terre.

Le coloriage de ce dimanche 25A – 16 avril 2017 – Dimanche de Paques

Et voici une chouette vidéo, faite avec des Playmobils, pour expliquer au plus petits cette Semaine Sainte