Journée de retraite au Sanctuaire de Pontmain

25. mars 2017 Notre foi 0

Il y a 2 ans, nous sommes partis au Sanctuaire de Pontmain pour une retraite spirituelle avec notre paroisse. Nous avions été particulièrement touchés par l’histoire et le lieu. Nous ne pouvions pas quitter la métropole sans aller passer une journée au Sanctuaire de Pontmain.

Pontmain est un lieu d’apparition de la Vierge Marie officiellement reconnu par l’Église catholique.

Voici l’histoire de ce lieu de pèlerinage :

Le soir du 17 janvier 1871, deux enfants, Eugène et Joseph Barbedette, aide leur père dans la grange. Eugène profite de l’arrêt du travail pour sortir à la porte « voir le temps ». Et voilà que tout à coup, en plein ciel, au dessus de la maison d’en face, il voit une « Belle Dame » qui tend les bras comme dans un geste d’accueil et qui lui sourit.

la «Belle Dame» vêtue d’une robe bleue parsemée d’étoiles, avec un voile noir sur la tête et une couronne d’or avec un liseré rouge, aux pieds des chaussons bleus avec une boucle d’or. Elle tend les mains en avant et sourit aux enfants. Elle apparaît dans un triangle formé par trois grosses étoiles d’or en plein ciel.

Le jeune frère Joseph, venu à la porte, voit lui aussi la « Belle Dame » tandis que les grandes personnes ne voient rien sinon les trois étoiles.

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Victoire, leur mère, ne verra rien non plus. Elle se rend à l’école demander à Sœur Vitaline de venir devant la grange. Ne voyant que les étoiles, la Sœur retourne à l’école et en revient avec une autre Sœur, Marie-Edouard, et trois petites pensionnaires. A leur arrivée, les deux plus jeunes, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé s’écrient : «Oh ! La belle Dame ! Qu’elle est belle !» et la décrivent à leur tour. Sœur Marie-Edouard s’en va prévenir M. le curé, l’abbé Michel Guérin, tandis que Sœur Vitaline commence à prier avec les gens qui accourent de plus en plus nombreux.

Accourus devant la grange, les habitants du hameau vont commencer à prier avec les Sœurs. A l’arrivée de M. le curé, un ovale bleu avec quatre bougies éteintes vient entourer la Belle Dame, une petite croix rouge apparaît sur sa poitrine à l’endroit du cœur.

Pendant le chapelet, la « Belle Dame » grandit lentement au fur et à mesure des Ave Maria. L’ovale grandit aussi et les étoiles se multiplient sur sa robe et autour d’elle. Au début du Magnificat une banderole blanche se déroule en dessous de l’ovale et des lettres d’or viennent s’écrire tour à tour. Le message va se continuer pendant les litanies, l’Inviolata et le Salve Regina. A ce moment-là il est complet.

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MON FILS SE LAISSE TOUCHER

Au début du cantique «Mère de l’Espérance dont le nom est si doux Protégez notre France. Priez, priez pour nous», Marie va lever les mains à hauteur de ses épaules et remuer les doigts au rythme du cantique.

Après un autre cantique, dont le refrain est «Parce Domine, parce populo tuo», son visage est empreint d’une tristesse indicible. Une croix rouge vif apparaît devant elle, portant le crucifié d’un rouge foncé.
Au sommet de la croix, une traverse blanche apparaît avec un nom écrit en lettres rouges couleur sang : JESUS-CHRIST ;
Marie prend la croix à deux mains et la présente aux enfants. Une petite étoile vient allumer les bougies de l’ovale.
On prie en silence en pleurant. On chante «Ave Maris Stella». Le crucifix rouge disparaît ; Marie reprend l’attitude du début et sourit à nouveau. Deux petites croix blanches apparaissent sur ses épaules.

Au cours de la prière du soir qui va suivre, un voile blanc parti d’en bas monte lentement devant la Sainte Vierge.
Puis tout disparaît. «C’est tout fini» disent les enfants.

Chacun retourne chez soi le cœur en paix. Toute crainte, toute peur s’en est allée.

 

Le 2 février 1872, après l’enquête et le procès canonique, Mgr Wicart, évêque de Laval publie un mandement dans lequel il déclare : «Nous jugeons que l’Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, a véritablement apparu le 17 janvier 1871 à Eugène Barbedette, Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé dans le hameau de Pontmain

Marie sera désormais invoquée à Pontmain sous le double titre de Mère de l’Espérance et de Notre Dame de la Prière.

 

Sur les pas des voyants de Pontmain …

Au cours de notre pèlerinage, nous pouvons visiter différents lieux marquants de ce jour de l’Apparition de la Vierge Marie :

L’église paroissiale :

Quand l’abbé Guérin arrive à Pontmain, l’église est en ruine. Il y entreprend des travaux d’agrandissement et d’embellissement, fait peindre la voûte en bleu avec un semis d’étoile d’or, place des statues de Marie car « Elle est la maîtresse de la paroisse« .

La grange :

Dans le bourg, on retrouve la grange de la famille Bardebette. C’est ici que, ce soir du 17 janvier 1871, Eugène aperçoit la « Belle Dame ». C’est devant cette grange que le curé, les Sœurs et les habitants du village se retrouvent tandis que les enfants contemplent Marie.

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La maison d’Augustin Guidecoq :

Elle se trouve face à la grange. C’est au-dessus de son toit et en arrière que la Vierge apparaît dans le ciel.

L’école des Sœurs :

A côté de la maison Guidecoq, il y a la maison qui servait d’école et où vivaient les Sœurs et les trois petites pensionnaires.

La colonne de l’Apparition :

Cette colonne se dresse à la verticale de l’endroit où la Vierge est apparue aux enfants, bien plus haut dans le ciel que ne l’est la statue.

La basilique :

Les travaux de la basilique ont commencé en 1873 et s’achèveront en 1888. A l’intérieur l’austérité fait place à l’éblouissement ! Plus de la moitié de la surface des murs est occupée par des vitraux où dominent 60 nuances de bleu, couleur mariale par excellence. Dans le cœur, la grande croix de Pontmain rappelle que le Christ est au centre et le sommet de l’Apparition. Le transept ouest abrite une statue de la Vierge en marbre blanc. Les voyants ne l’aimaient pas beaucoup, la trouvant trop maniérée. Pourtant elle est très vénérée des pèlerins.

Le presbytère :

L’abbé Michel Guérin habitait dans l’ancien presbytère. C’est là que Sœur Marie-Edouard est venu le chercher au moment l’Apparition. Il hésite mais sa gouvernante allume une lanterne et l’entraîne à la grange. C’est dans le presbytère qu’il meurt le 29 mais 1872, quelques semaines après la reconnaissance officielle de l’authenticité de l’Apparition par l’évêque de Laval.

Le cimetière :

C’est là que sont enterrés l’abbé Guérin. Beaucoup pensent que l’Apparition de Pontmain est la réponse à la piété du curé qui avait préparé les cœurs à cette rencontre avec la Mère de l’Espérance. Joseph Bardebette, devenu prêtre et missionnaire Oblat de Marie Immaculée. Eugène Friteau, mort quelques semaines après le 17 janvier 1871 avant d’avoir été interrogé. Sœur Timothée, absente lors de l’Apparition et qui était persuadée que, si elle avait été là, elle aurait vu !

Le musée des voyants :

Il raconte ce que sont devenus les voyants.

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Eugène BARBEDETTE est né le 4 novembre 1858. Il est le premier à apercevoir la « Belle Dame ». Il devient prêtre en 1883. Curé dans plusieurs paroisses du diocèse de Laval, il a laissé le souvenir d’un prêtre « droit, zélé, fervent et intransigeant ». Il meurt le 2 mai 1927. Il est enterré dans le cimetière de Châtillon-sur-Colmont.

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Joseph BARBEDETTE est né le 20 novembre 1860. Il désire devenir missionnaire. Il entre chez les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée. Il est ordonné prêtre en 1884. A la demande de ses supérieurs, il écrit un récit très complet de l’apparition. Il meurt le 3 novembre 1930. Il est enterré dans le cimetière de Pontmain.

 

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Françoise RICHER est née en 1861. Elle garde une âme profondément chrétienne, accomplissant simplement sa tâche de chaque jour «pour faire plaisir au Bon Dieu et à la Bonne Vierge». Elle gagne sa vie comme domestique puis comme institutrice dans plusieurs petites écoles de campagne. Vers 1900, elle devient gouvernante de l’abbé Eugène Barbedette. Elle meurt le 28 mars 1915. Elle est enterrée dans le cimetière de Châtillon-sur-Colmont.

 

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Jeanne-Marie LEBOSSE est née le 12 septembre 1861 à Gosné (Ille-et-Vilaine). Orpheline de père et ayant sa mère paralysée, elle est recueillie par sa tante Sœur Timothée, directrice de l’école de Pontmain. Elle entre en 1881, chez les Sœurs de la Sainte Famille de Bordeaux. Pendant dix ans, elle sera paralysée, et en mars 1933 elle sera réduite à une impuissance absolue. Elle meurt le 12 décembre 1933. Elle est enterrée dans le cimetière central de Bordeaux, dans le caveau de sa communauté.

 

 

Pour finir cet article, je souhaite partager avec vous une prière à Notre Dame de Pontmain :

Mère de l’Espérance et Reine de la Paix.
Très douce Vierge Marie, tu as, dans ton apparition à Pontmain, rappelé l’importance de la prière, fortifié en nos cœurs l’Espérance et apporté la Paix.
Daigne accueillir favorablement aujourd’hui la prière ardente que nous t’adressons pour que s’établisse dans nos coeurs, nos familles, notre pays et toutes les nations la paix, fruit de la justice, de la vérité et de la charité.
Augmente en nos âmes le désir de vivre pleinement notre foi, sans aucune compromission, dans toutes les circonstances de notre vie. Aide-nous à toujours comprendre les autres et à les aimer profondément en Dieu. Amen !